Dimanche, 22 Juillet, 2018

Sénégal : un étudiant tué dans un affrontement avec les forces de l'ordre

Manifestation des étudiants au Sénégal Sénégal : un étudiant tué dans des affrontements avec les gendarmes
Manon Joubert | 17 Mai, 2018, 00:30

Le décès de Mohamed Fallou Sène, étudiant en 2ème année de Lettres modernes est le point culminant de ce mardi noir à Saint-Louis.

Le calme est désormais revenu et les forces de l'ordre "veillent au grain afin que l'ordre règne dans la ville et aux alentours de l'Université Gaston Berger", a assuré l'adjoint au gouverneur de Saint-Louis, révèle la même source. "C'est avec une profonde émotion que je présente mes condoléances à la famille du défunt", a déclaré le président Macky Sall sur Twitter".

Le Chef de l'Etat a déjà instruit le Gouvernement de faire toute la lumière et de situer les responsabilités.

Dans l'université, divers débris jonchaient le sol au milieu de documents administratifs vandalisés, de portes et vitres brisées, après le passage des étudiants.

Le Syndicat autonome des enseignants du supérieur (SAES), réagissant à cette situation, a pour sa part annoncé avoir décidé de décréter à partir de mercredi un mot d'ordre de grève de 48 heures pour manifester sa solidarité à l'endroit des étudiants du Sénégal.

A Dakar, de petites barricades de blocs de pierre et de branchages étaient tenues par quelques centaines d'étudiants, dont certains étaient armés de bâtons ou de barre de fer, sur les chaussées menant à l'Université Cheikh Anta Diop, où une forte odeur de gaz lacrymogène était perceptible, selon des journalistes de l'AFP.

"La blouse blanche a profité de l'occasion pour lister les étudiants blessés".

"Nous regrettons cet incident survenu à Saint Louis". Cette répression barbare a coûté la vie à deux étudiants qui réclamaient le paiement d'une bourse de 50 euros.

Les étudiants avaient décrété une "journée sans ticket ", consistant à se restaurer sans bourse délier, une manière de protester contre le retard du paiement de leurs bourses.

La mort de Fallou Sène s'ajoute à une macabre liste d'étudiants tués lors d'affrontements avec les forces de l'ordre et qui ont notamment pour noms Bassirou Faye, mort le 14 août 2014, et Balla Gaye décédé en 2001.