Dimanche, 22 Juillet, 2018

Nucléaire: les intérêts de l'Iran doivent être "garantis", dit Rohani à Macron

Virginie Calmels: Virginie Calmels:"Macron a restauré l'image de la France à l'international En savoir plus
Manon Joubert | 12 Mai, 2018, 05:55

Il a estimé sur CNews que la France et ses partenaires européens avaient raison de vouloir maintenir l'accord sur le nucléaire iranien, "mais à quel prix?", a-t-il demandé.

"Lors d'un entretien téléphonique de plus d'une heure, les deux présidents ont convenu de mettre en place " sans délai " des " groupes de travail " entre Europe et Iran sur les moyens de présenter dans les semaines à venir " de premières garanties " montrant que les Européens pourront " poursuivre leurs activités économiques en Iran ", a précisé la présidence française. Il y va de "notre sécurité collective", a insisté le ministre britannique des Affaires étrangères, Boris Johnson, dans une allusion aux sanctions américaines. Ils se sont mis d'accord pour des discussions entre nos équipes.

Emmanuel Macron "a par ailleurs rappelé le projet d'engager une discussion large avec l'ensemble des parties concernées, prenant pour base l'accord nucléaire de 2015, pour parvenir à un cadre mutuellement bénéfique sur les sujets liés au développement du programme nucléaire de l'Iran après 2025, les activités balistiques et les principales crises au Moyen-Orient".

Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a jugé vendredi sur Europe 1 qu'il était "temps que l'Europe passe des paroles aux actes en matière de souveraineté économique", pour se défendre face aux sanctions que les Etats-Unis veulent appliquer aux entreprises étrangères travaillant en Iran.

Le président américain a également annoncé le rétablissement des sanctions contre la République islamique d'Iran, qui avaient été levées en contrepartie de l'engagement pris par l'Iran de ne pas se doter de l'arme nucléaire.

Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, qui a la haute main sur les grands dossiers du pays dont le nucléaire, avait déjà réclamé mercredi des garanties solides et "réelles" des Européens pour rester dans l'accord. "Les yeux se sont ouverts sur l'unilatéralisme absolu de Donald Trump depuis qu'il a rompu les accords sur le climat et désormais sur le nucléaire iranien", considère en outre celui qui a quitté l'Élysée il y a un an.