Mercredi, 17 Octobre, 2018

Notre-Dame-des-Landes : 2000 gendarmes pour finir les expulsions illégales

NDDL résignation et détermination dans les rangs des zadistes Dans la ZAD de Notre-Dame-des-Landes lors d'une opération d'évacuation le 15 avril 2018CHARLY TRIBALLEAU
Manon Joubert | 18 Mai, 2018, 04:36

Leurs occupants refusent toute discussion et rejettent l'idée d'occuper ces terres de façon légale. Venus en force - environ 1 800 hommes, des dizaines de fourgons et quatre véhicules blindés - il n'aura fallu qu'une heure ou deux aux gendarmes mobiles pour contrôler les abords du bois de Rohanne où sont situés une dizaine de logements, dont les habitants n'ont fait aucune démarche pour une éventuelle régularisation.

Suite à l'évacuation violente au début du mois d'avril, 39 demandes de régularisation ont été déposées auprès des services de l'État, couvrant ainsi la quasi-totalité des lieux de vie de la ZAD. Ce dernier a eu un échange avec les zadistes auxquels il a communiqué la liste des squats qui devant être évacués, "de manière à ce qu'il n'y ait pas de surprise", a-t-il déclaré à l'AFP.

"Parmi les lieux ciblés ce jeudi, se trouvent les sites du " Chat Teigne ", " Plui Plui ", " la Vosgerie " et " la Lande de Rohane ", tous à l'ouest de la D81.

"On est là pour expulser les gens qui n'ont pas déposé de dossier et qui manifestement ne souhaitent pas régulariser leur situation (.) Ne sont pas concernés ceux dont le dossier a été accepté et ceux dont le dossier est en cours d'instruction", a-t-il dit.

Lundi, le comité de pilotage, sous l'autorité de la préfète de la région des Pays de la Loire Nicole Klein, a retenu quinze dossiers (maraîchage, élevage d'ovins et de bovins, brasserie, cultures de plantes médicinales, aromatiques, apiculture...), représentant 170 hectares, pour une signature prochaine de convention d'occupation précaire. Des affrontements entre occupants et forces de l'ordre ont déjà eu lieu.

Lors de l'opération d'expulsion d'avril, 29 habitats avaient été détruits sur les 97 que comptait la ZAD. En milieu de matinée, on n'entendait plus, en dehors de quelques tirs de grenades lacrymogènes et assourdissantes en différents points du bocage que le ronflement des engins de chantier acheminés pour dégager les barricades, combler les tranchées creusées par les zadistes et procéder aux démolitions.

L'intervention des forces de l'ordre a repris jeudi pour évacuer une douzaine de sites avant le week-end de trois jours de la Pentecôte.

Aussi, le processus de retour à l'Etat de droit se poursuit à Notre-Dame -des-Landes, par la reprise d'opérations visant une dizaine de squats.

Il réaffirme toute sa confiance à la Gendarmerie Nationale et ses 2000 personnels engagés dans cette opération.