Mercredi, 19 Septembre, 2018

Maroc-Iran : Le Hezbollah dément les accusations marocaines

Voici pourquoi le Maroc a rompu ses relations avec l'Iran Le Maroc et l’Iran rompent leurs relations diplomatiques
Manon Joubert | 02 Mai, 2018, 01:19

La rupture des relations diplomatiques entre le Maroc et l'Iran a fait réagir longuement le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita.

Le ministre a indiqué qu'il allait recevoir ce mardi le chargé d'affaires de l'ambassade d'Iran à Rabat pour lui demander de quitter le Royaume du Maroc "sans délai".

"Il est regrettable que le Maroc recours, par la pression américaine, israélienne et celle de l'Arabie Saoudite, à proférer des fausses accusations", annonce l'organisation chiite dans un communiqué, soulignant qu' "il incombait au ministère marocain des Affaires étrangères à rechercher à être plus convaincant dans ses arguments pour rompre ses liens avec l'Iran".

Pour marquer l'indépendance vis à vis des pays cités par le Hezbollah, notre source fait également valoir que "le Maroc a fait évoluer son vote lors des résolutions de l'ONU sur les droits de l'Homme en Iran, vers l'abstention", ni "fait de déclaration hostile au programme nucléaire iranien", contrairement aux trois pays cités par le Hezbollah. Le chef de la diplomatie marocaine a livré de nombreux détails sur les preuves obtenues par le Royaume sur l'implication du Hezbollah dans le soutien militaire au Polisario.

"A partir de ce moment là, a précisé le ministre, le Hezbollah a menacé de vengeance et commencé à renforcer sa relation avec le Polisario contre le Maroc", ajoutant que des artificiers et des encadrants militaires ont été envoyés à Tindouf pour entraîner des éléments du Polisario sur la guérilla urbaine et pour former des commandos dans le but de mener des actions contre le Maroc.

Selon Nasser Bourita, une première livraison d'armes a été récemment fournie au Polisario, mouvement politique et armé du Sahara occidental, créé en 1973 pour lutter contre l'occupation espagnole. Car, si tel était le cas, le Maroc n'aurait pas rétabli ses relations avec Cuba, qui reconnaît le Polisario et soutient la cause sahraouie, en y affectant même un ambassadeur.