Jeudi, 21 Juin, 2018

Macron a-t-il bénéficié de ristournes — Campagne présidentielle

Olivier Ginon dans l'oeil du cyclone ?- LyonMag Comptes de campagne: les étonnantes réductions accordées à Macron
Manon Joubert | 04 Mai, 2018, 10:21

Une remise dont n'ont pas bénéficié François Fillon et Benoît Hamon lors de leurs meetings respectifs dans la salle parisienne. Label: Non Stop Zapping Date d'ajout: 30/04/2018 Ces révélations déjà pointées par les autorités en charge de vérifier les comptes de campagne des candidats peut elle avoir des suites juridiques ou politiques pour Emmanuel Macron et son staff de campagne? Le site d'investigation avance, factures à l'appui, que plusieurs remises auraient été effectuées par la société d'événementiel "GL Events" sur des locations de salles. L'entreprise est connue du fait que son propriétaire Olivier Ginon est un "proche de Gérard Collomb et aujourd'hui très en cour à l'Élysée". C'était tout le propos du journaliste de Mediapart Antton Rouget, invité sur le plateau de Quotidien ce lundi 30 avril. "Parfois même intégralement", affirme Mediapart. "C'est cadeau!", résume l'article, qui cite notamment la location de la Mutualité par En Marche!, le 12 juillet 2016. Une salle de la maison de la Mutualité à Paris lui aurait même été louée gratuitement, économisant alors 14 129 euros.

GL Events, sollicité par la CNCCFP, a expliqué en octobre que ces "remises (.) correspondent à une négociation commerciale habituelle". "Le montant de la remise faite à l'organisateur a été de 19 811 euros, soit 21 % de la facturation totale, une remise usuelle en période estivale à Paris par les gestionnaires de sites événementiels, dans un contexte de concurrence très forte et de faible activité ".

Autres remises qui posent question selon Mediapart, celles du 10 décembre à la Porte de Versailles à Paris.

La Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) a sommé l'équipe d'En Marche! de s'expliquer sur une vingtaine de "gestes commerciaux" disproportionnés accordés au candidat Macron lors de sa campagne pour la présidentielle 2017, révèle L'Obs. "C'est juste la loi", a dénoncé sur Twitter le trésorier du Parti socialiste Jean-François Debat. En ce sens, un avantage injustifié donné à un candidat par une entreprise comme la vente d'un service à un tarif inférieur à ceux pratiqué habituellement est interdit car cela s'apparente à un don déguisé, et, en définitive " un financement indirect illégal ".