Mercredi, 17 Octobre, 2018

Le sommet avec les Etats-Unis toujours d'actualité — Corée du Nord

Traders sur le parquet du New York Stock Exchange le 17 mai 2018 à New York Traders sur le parquet du New York Stock Exchange le 17 mai 2018 à New York
Manon Joubert | 30 Mai, 2018, 19:10

La Corée du Nord se dirige progressivement vers le capitalisme! Des rencontres se déroulent actuellement concernant le Sommet, et plus. Kim Yong Chol y survécut, parachevant en 2013 sa réputation de faucon en menaçant de rompre le cessez-le-feu de la guerre de Corée (1950-53) et de transformer les Etats-Unis en "mer de flammes" grâce à une frappe nucléaire. Alors qu'il avait été annulé par le président des États-Unis le 24 mai dernier, ce rendez-vous semble de nouveau sur les rails, et des pistes de discussion existeraient déjà. "Nous continuons à préparer une rencontre entre le président et le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un", a précisé la porte-parole de la diplomatie américaine, Heather Nauert, dans un communiqué. "Ils ont eu un échange de vues et ont discuté des moyens de mettre en œuvre la déclaration de Panmunjon et d'assurer le succès du sommet américano-nord-coréen", selon la présidence sud-coréenne. Alors que l'année dernière les dirigeants américains et nord-coréens se menaçaient mutuellement, ces derniers avaient annoncé la tenue d'un sommet à Singapour pour juin.

Donald Trump n'a cependant pas encore annoncé officiellement que le sommet aurait bien lieu.

D'où apparemment le choix de New York, siège des Nations unies où la Corée du Nord dispose d'une mission diplomatique. "Trump a de son côté souligné le " brillant potentiel " de la Corée du Nord et confirmé qu'une équipe américaine se trouvait dans ce pays".

Reuters a rapporté cette semaine que cette équipe devait discuter du programme et de la logistique du sommet avec des responsables nord-coréens. Kim Jong Un est d'accord avec moi sur ce point.

Mais Kim Yong-chol devrait répéter que son pays vise, lui, une dénucléarisation complète et graduelle de l'ensemble de la péninsule coréenne, qui comprendrait aussi d'importantes concessions des Etats-Unis. "Il a également exprimé son intention de mettre fin à une ère de confrontation grâce au succès du sommet entre la Corée du Nord et les États-Unis, tout comme de coopérer pour la paix et la prospérité", a affirmé Moon Jae-in aux journalistes.

Mais Pyongyang n'a jusqu'ici jamais accepté de payer ce prix, présentant son arsenal comme une garantie pour la survie du régime. Le secrétaire général-adjoint de la Maison blanche, Joseph Hagin, et la conseillère adjointe à la Sécurité nationale, Mira Ricardel, devraient faire partie de la délégation, selon des responsables américains qui ont requis l'anonymat.

La Corée du Nord dément avoir joué le moindre rôle dans cette attaque.