Mercredi, 17 Octobre, 2018

L'appel à la désescalade — Emmanuel Macron

Au programme aujourd'hui. L'Allemagne célèbre le règne européen de Macron "Ne soyons pas faibles": l'appel de Macron à l'Europe
Manon Joubert | 11 Mai, 2018, 00:50

Emmanuel Macron a ensuite prononcé son quatrième grand discours européen après ceux d'Athènes, de l'université de la Sorbonne et récemment du Parlement européen. "L'escalade des dernières heures nous montre qu'il en va vraisemblablement de la guerre ou de la paix" au Proche-Orient, a-t-elle dit lors d'une cérémonie pour la remise d'un prix européen au président français Emmanuel Macron à AIx-la-Chapelle en Allemagne.

"Fétichisme". "Ne soyons pas faibles et choisissons", a lancé Emmanuel Macron dans un discours émaillé de formules volontaristes.

Pour le premier anniversaire de l'entrée d'Emmanuel Macron à l'Élysée, la version hebdomadaire de la Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ) consacre le président français "nouveau chef de l'Europe", lui qui va jusqu'à "faire de l'ombre" à Angela Merkel. Erasmus qui permet aussi à l'Europe culturelle d'exister. Le président français s'engage dans une difficile négociation avec la chancelière Angela Merkel pour écrire une feuille de route de réformes acceptée tant à Berlin qu'à Paris. Objectif du président français: s'arroger le rôle du réformateur ambitieux, à un an des élections européennes, et faire passer la chancelière allemande pour l'incarnation du conservatisme frileux. Il proposait notamment la création d'un parquet européen contre le terrorisme, un budget et un ministre commun de la zone euro ou encore de taxer les Gafa (Google, Apple, Facebook, Amazone).

En déplacement en Allemagne ce jeudi 10 mai pour recevoir le prix européen Charlemagne récompensant ses inlassables efforts pour le développement du vieux continent, Emmanuel Macron a plus que jamais déroulé son projet pour l'Europe et interpellé les dirigeants et représentants européens sur le besoin de sortir de l'immobilisme et des postures. Tout en se disant favorable à rendre la zone euro "plus résistante face aux crises". Désormais, avance la FAZ, "la France propose et l'Allemagne commente". "En Allemagne il ne peut y avoir un fétichisme perpétuel pour les excédents budgétaires et commerciaux, car ils sont faits aux dépens des autres", a-t-il.

L'Europe n'a en plus pas à avoir peur, elle qui dispose d'un potentiel certain si elle fait le choix de faire converger ses ressources. Il a, dans ce contexte, insisté sur l'urgence pour la France, l'Allemagne et l'ensemble des Européens de travailler ensemble et sans attendre au renforcement de l'Europe.

"La condition de possibilité (de cette souveraineté, ndlr), c'est que nous refusons le fait que d'autres puissent le décider pour nous", a-t-il conclu.