Mercredi, 17 Octobre, 2018

La riposte s'organise — Ebola au Congo

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Marie-Paule Arceneaux | 26 Mai, 2018, 01:23

Le nombre de vaccins administré demeure limité.

L'OMS a été particulièrement alarmée par le fait que la maladie s'est propagée à Mbandaka, une ville de 1,2 million d'habitants, au début du mois de mai.

C'est pourtant la neuvième fois que la maladie à virus Ebola sévit sur le sol congolais depuis 1976.

Le directeur du programme élargi de vaccination, Guillaume Ngoie Mwamba, a été la première personne à recevoir ce vaccin, lundi, sous les regards d'une foule de journalistes locaux et étrangers.

Il a précisé que l'opération durera tant que des personnes dont les contacts prouvés avec des malades d'Ebola ou leurs contacts se signaleront aux autorités sanitaires. Les agents de santé, les techniciens de laboratoire et les personnes chargées d'organiser les inhumations seront immunisés en priorité. Ce ne sera pas une vaccination de masse, car il faut vacciner en priorité le personnel médical et les proches des malades. Plus de 600 ont été identifiés à ce jour.

Le vaccin doit être gardé au grand froid, à -51 degrés Celsius, ce qui présente tout un problème logistique au Congo, un pays tropical où l'alimentation en électricité est aléatoire.

"Un autre essai clinique d'envergure eut lieu plus tard en Guinée auprès de 5837 personnes répondant à ces critères de contact et conclut à un taux d'efficacité de 100%, aucun cas d'Ebola n'ayant fait surface dans les dix jours après la vaccination". Les victimes sont un résident de Mbandaka et une infirmière de Bikoro, où l'épidémie est apparue, il y a quelques semaines. "La confirmation d'un premier cas d'Ebola à Mbandaka, une zone urbaine", écrit Mgr Marcel Utembi Tapa, archevêque de Kisangani et président de la CENCO, "nous préoccupe profondément étant donné les risques très élevés de propagation et de contamination de cette maladie". Il s'agit de stopper la propagation du virus mortel.

La souche identifiée en République démocratique du Congo (RDC) est appelée Ebola Zaïre. "Mais lorsque la prise en charge est adaptée, il est possible d'en guérir tout comme ces 2 jeunes hommes, anciens cas confirmés d'Ebola, qui ont pu quitter l'hôpital de Bikoro ce samedi avec leur certificat de décharge et kit de réinsertion", a-t-il écrit sur son compte Twitter depuis la province de l'Equateur sans préciser le type de traitement qu'ont pu bénéficier ces deux cas.