Dimanche, 23 Septembre, 2018

La grève se poursuit — SNCF

Réforme SNCF: Édouard Philippe SNCF : Édouard Philippe fait face aux syndicats ce lundi
Napoleon Lievremont | 08 Mai, 2018, 00:39

Philippe a prévenu à l'issue des réunions que la réforme ferroviaire "ne changera pas fondamentalement", même si le texte "peut être encore finalisé" et qu'une nouvelle rencontre est prévue le "24 ou 25 mai", avant l'examen de la réforme au Sénat.

"Le secrétaire général de l'Unsa, Luc Bérille, note " quelques ouvertures en termes de discussion", mais " pas de garanties suffisamment précises " du gouvernement (vidéo de tête). "Les syndicats " demandent l'organisation de tables rondes de négociations tripartites avec la présence du patronat " pour " clarifier le projet du gouvernement de manière réelle", qu'" on règle les questions en direct " au lieu de rester " dans le flou " et de renvoyer des dossiers à " plus tard", a expliqué le secrétaire général de la puissante CGT-Cheminots.

Pour la première fois depuis le début de la grève, le Premier ministre reçoit tour à tour ce lundi des délégations Unsa, CGT, CFDT, SUD-Solidaires, puis FO, toutes accompagnées de leurs responsables confédéraux. Face à l'inflexibilité du gouvernement, qui entend discuter de la dette de la SNCF mais sans toucher à sa réforme, les représentants des syndicats, reçus dès 06H00 GMT du matin, ont rapidement conclu au statu quo. "Le Premier ministre a un langage assez clair et très clash sur le sujet", a rapporté Laurent Berger.

Concernant la reprise de la dette, Edouard Philippe a indiqué que l'Etat reprendrait une partie "substantielle" de la dette.

"Toutes les réponses qui nous sont soumises ne sont pas de nature à arrêter la grève", prévient Erik Meyer, porte-parole de SUD-Rail.

L'examen au Sénat sera décisif à en croire le gouvernement, qui s'est dit ouvert à de nouveaux amendements après ceux adoptés en première lecture à l'Assemblée nationale.

La CFDT (4e) se dit elle aussi prête à poursuivre la grève mais a vu un Premier ministre "prêt à ouvrir des discussions". "Il n'y a pas grand-chose de nouveau", regrette-t-il, en énumérant la reprise de la dette, la restructuration de la dette ou encore le contenu de la future convention collective". De quoi les syndicats des cheminots ont-ils discuté avec le Premier ministre?

L'intersyndicale se réunira mercredi à 17H00 au siège de la CGT pour faire le point après les rendez-vous de Matignon, avait indiqué l'Unsa plus tôt dans la journée. "En cas d'échec " à Matignon, les syndicats lanceront une " journée sans cheminots, sans train " le 14 mai, a rappelé la CFDT-Cheminots (4e), qui veut " une profonde et sincère négociation " pour " sortir de l'impasse ". Pour empêcher tout dérapage à l'avenir, Édouard Philippe a aussi souhaité l'instauration d'une "règle d'or" empêchant tout endettement excessif. Elle s'active en effet pour trouver un successeur à Jean-Marc Janaillac, président démissionnaire d'Air France depuis vendredi et le rejet, par les salariés, du projet de sortie de crise proposé au personnel.