Mercredi, 14 Novembre, 2018

Des billets de TGV à moins de 40 euros — SNCF

La SNCF va proposer 3 millions de billets de TGV à moins de 40 euros Guillaume Pepy veut"redonner de la confiance aux clients de la SNCFERIC PIERMONT AFP or licensors
Napoleon Lievremont | 12 Mai, 2018, 06:35

En pleine grève des cheminots, la SNCF lance une promo sur ses billets de TGV et casse les prix sur ses cartes de réduction.

Il promet "une opération de reconquête" des clients de la SNCF, après une huitième séquence de grève des cheminots contre la réforme de la compagnie ferroviaire. Habituellement, un million de billets sont mis à la vente en tarif "Prem's" à partir du mois de mai, soit trois fois moins que cette année. "Il me paraît totalement normal d'avoir un signe sympathique vis-à-vis de nos clients pour redonner de la confiance", a-t-il expliqué au Parisien. "La SNCF annonce 3 millions de TGV à 40 euros du 15 mai au 31 août, mais cet effort est minime au regard des 100 millions de billets de TGV vendus chaque année".

Le patron de la SNCF Guillaume Pepy à l'Hôtel Matignon à Paris, le 7 mai 2018.

Le PDG de la SNCF Guillaume Pepy a estimé vendredi 11 mai que la grève allait " coûter probablement plus de 300 millions d'euros " à l'entreprise. Nous allons faire des gestes commerciaux. L'objectif est de proposer les places disponibles à moitié prix sur toute cette période.

Ces mesures viennent en complément des indemnisations déjà annoncées, notamment pour les abonnés aux TER.

Pour les usagers d'Île-de-France, les négociations sont encore en cours avec la présidente de la Région, Valérie Pécresse, pour fixer le montant d'éventuels remboursements d'abonnements.

"Pas un référendum, mais une " vote-action ": "l'intersyndicale de la SNCF a décidé de lancer la semaine prochaine une consultation pour demander aux cheminots s'ils sont " pour ou contre " la réforme ferroviaire, affichant par la même occasion leur unité face au gouvernement et à la direction. "Personne ne peut confisquer le débat et le vote au Parlement", insiste-t-il, jugeant que la consultation des employés de la SNCF n'aura "aucune" légitimité. " Aucune. C'est aussi brutal que ça, a-t-il assuré dans une interview au Parisien".

"Deux syndicats, l'Unsa et la CFDT, ont accepté de participer ce vendredi à une réunion avec la ministre des Transports, Elisabeth Borne, concernant les amendements au projet de loi".

La mobilisation générale s'essouffle, avec moins de 15 % de personnel gréviste recensé mercredi matin par la SNCF, contre plus de 30 % aux premiers jours du mouvement, en avril.