Mardi, 13 Novembre, 2018

Agression au couteau à Paris : un mort, l'assaillant "maitrisé"

Des policiers ont ouvert le feu sur l'assaillant Des policiers ont ouvert le feu sur l'assaillant
Manon Joubert | 13 Mai, 2018, 10:06

Une personne a été tuée et quatre blessées, dont deux grièvement, samedi soir en plein coeur de Paris.

Un mort et quatre blessés parmi les passants. À 20h47, la police est alertée. L'agresseur, un homme armé d'un couteau, a été abattu par des policiers. Il est alors neutralisé par un policier de la sécurité civile qui ouvre le feu à deux reprises. Les habitants sont priés de rester chez eux pendant l'intervention des secours.

Un homme de 34 ans a été transporté en "urgence absolue" à l'hôpital parisien Georges-Pompidou et une femme de 54 ans a aussi été grièvement blessée. Mais selon les informations de nos confrères d'Europe 1, il aurait crié "Allah Akbar" avant de s'en prendre aux passants.

" L'auteur de cette attaque au couteau à Paris est un soldat de l'État islamique et l'opération a été menée en représailles envers les Etats de la coalition", a déclaré une " source sécuritaire " à Amaq, l'agence de presse l'EI.

Le groupe armé État islamique (EI) a plus tard revendiqué l'attaque, selon le SITE Intelligence Group, spécialisé dans la surveillance des sites internet islamistes.

Le procureur de la République se déplace sur les lieux.

22h20: Une saisine de la section antiterroriste du parquet de Paris n'a pas encore été décidée mais est en cours d'évaluation.

/22h55. "Des gens se jetaient par terre, paniqués", raconte un témoin. Une cliente d'un restaurant du quartier, interrogée par FranceInfo a expliqué: " On était dans le restaurant en train de manger avant 21h.

"Cinq minutes plus tard, il y a eu un deuxième mouvement de foule. Un monsieur est venu et l'a agressée avec un couteau". Les motivations de l'assaillant sont inconnues à ce stade. "Mes premières pensées vont aux victimes de cet acte odieux", a ajouté Gérard Colomb.

"La France paye une nouvelle fois le prix du sang mais ne cède pas un pouce aux ennemis de la liberté", a réagi le président français Emmanuel Macron sur Twitter.