Mercredi, 17 Octobre, 2018

Accès de tension entre Israël et l'Iran

CC0  Pixabay/3dmanLes Saoudiens peuvent espérer qu’Israël fera le travail à leur place et attaquera l’Iran CC0 Pixabay/3dmanLes Saoudiens peuvent espérer qu’Israël fera le travail à leur place et attaquera l’Iran
Manon Joubert | 11 Mai, 2018, 00:54

Si les roquettes qui visaient Israël n'ont pas fait de victimes, les missiles israéliens ont, eux, causé la mort d'une vingtaine de combattants, essentiellement iraniens. "En même temps, il est très important que l'on en vienne à nouvelle désescalade", a-t-il ajouté. Mais avec un théâtre des opérations extérieur aux deux puissances militaires: la Syrie.

Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a appelé jeudi l'Iran et Israël " au dialogue " après les frappes israéliennes contre des infrastructures iraniennes en Syrie, qui font peser un risque d'escalade militaire dans la région. La décision de Donald Trump de sortir son pays de l'accord sur le nucléaire iranien a été interprétée comme un geste hostile et une fleur jetée par les États-Unis à leur allié Israël.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a affirmé jeudi que l'Iran avait franchi une "ligne rouge " en tirant des roquettes vers Israël depuis la Syrie, des frappes suivies par des dizaines de raids israéliens dans ce pays.

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a appelé jeudi l'Iran et Israël à s'abstenir d'actes susceptibles de déboucher sur une "spirale de conflit".

Une réplique qui n'a pas manqué de faire réagir Moscou, qui assure avoir " établi des contacts avec chaque partie".

Mais si Israël affirme ne pas chercher " l'escalade militaire", elle n'en est pas moins à craindre tant les tensions sont fortes autour de la ligne de démarcation sur le Golan entre Israël et la Syrie soutenue militairement par l'Iran et le Hezbollah libanais, deux des bêtes noires d'Israël. "Tsahal (l'armée israélienne) a mené une attaque de grande envergure contre des objectifs iraniens en Syrie", a déclaré M. Netanyahou dans une vidéo sur son compte Twitter en soulignant qu'"aucune" des roquettes n'avait atterri en Israël.

Un char d'assaut de l'armée israélienne est posté à la frontière séparant la Syrie du plateau du Golan, un territoire syrien sous le contrôle d'Israël.

Des officiels russes ont déclaré, au cours des dernières semaines, que Moscou était prêt à fournir à la Syrie de nouveaux moyens de défense aérienne - dont peut-être le puissant système de missiles S-300.

L'État hébreu s'alarme de l'expansion iranienne dans la région et ne cesse de proclamer qu'il ne permettra pas à la république islamique de se servir de la Syrie comme tête de pont contre lui.