Jeudi, 16 Août, 2018

2 policiers et un civil tués — Fusillade en Belgique

Edition numérique des abonnés Trois morts dans une fusillade à Liège en Belgique : la piste terroriste privilégiée
Manon Joubert | 30 Mai, 2018, 19:10

Le gouverneur de la province de Liège a indiqué de son côté que la prise d'otage qui a suivi la fusillade avait eu lieu dans un lycée. Il a fait trois victimes dans ses fusillades.

L'auteur des deux meurtres entame alors une courte randonnée meurtrière, en tirant à l'aveugle dans les rues. La piste terroriste est privilégiée, et le dossier a été confié au parquet fédéral. C'est ce qu'a rappelé la porte-parole du parquet, en évoquant "le modus operandi auquel l'Etat islamique appelle régulièrement sur Internet". Après quoi, il a tiré sur un passager de 22 ans, accompagné d'une femme qui n'a rien pas été blessée.

Le parquet de Liège n'a pas confirmé que l'individu a crié "Allah Akbar" au moment des faits, mais la stratégie de l'assaillant semblait préméditée. Lors de l'intervention, durant laquelle une vingtaine de coups de feu ont été échangés, quatre autres policiers ont été blessés au niveau des jambes - dont un grièvement.

Et elle "se concentre actuellement sur la question de savoir (si l'assaillant) a agi seul", a indiqué Mme Roggen. Et de rappeler: "Dans cette attaque, les policiers étaient clairement visés".

La N-VA se rend compte que " tout le monde se demande maintenant comment il est possible que quelqu'un avec un tel profil puisse encore circuler librement ". L'homme, qui s'appelle Benjamin Herman et aurait 36 ans, est connu des services de police pour être quelqu'un de " violent et de marginal " selon la RTBF. Selon plusieurs médias, il se serait radicalisé en détention. Il avait quitté la prison tôt lundi et devrait être rentré mardi soir. Une permission permet aux détenus de sortir de la prison durant quelques heures pour préparer leur réinsertion.

D'après une source proche de l'enquête jointe par l'AFP, Benjamin Herman était dans "une fuite en avant" après avoir commis un premier meurtre dans la nuit du 28 au 29 mai.

L'attaque a ébranlé la Belgique où la police et l'armée redoublent d'efforts pour surveiller les bâtiments publics depuis deux ans, depuis que des attentats suicides coordonnés contre l'aéroport et le métro de Bruxelles ont fait 32 morts et des centaines de blessés le 22 mars 2016.