Jeudi, 19 Juillet, 2018

Une des six gardes à vue levée — Magnanville

Policiers tués à Magnanville : 5 personnes, dont une policière, interpellées Six interpellations dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat d'un couple de policiers à Magnanville
Manon Joubert | 13 Avril, 2018, 01:26

Comment a-t-elle obtenu ces informations? "Il faut rester très prudent". Les investigations visent à préciser le rôle qu'ils ont pu respectivement jouer dans la préparation des faits. Leur profil réserve des surprises. L'Express a indiqué qu'il s'agit d'une gardienne de la paix qui est actuellement major de police dans les Yvelines.

Cette policière avait fait l'objet d'une enquête de l'IGPN en 2016, mais rien n'avait été retenu contre elle à l'époque. Elle est soupçonnée d'avoir hébergé une jeune femme fichée S mais avait expliqué précédemment à ses collègues ne pas avoir su que cette dernière était fichée. "Ceux qui l'ont salie sans connaître le fond du dossier devraient aujourd'hui faire amende honorable", a déclaré Frédéric Lagache, secrétaire général adjoint du syndicat Alliance. Et parmi les cinq autres personnes interpellées lundi figure une ex déléguée départementale du syndicat Alliance dans les Yvelines. Elle travaillerait dans le centre de rétention administrative (CRA) de Plaisir. Elle aussi a été placée en garde à vue. Justement, d'après franceinfo, la fille de la policière a elle aussi été placée en garde à vue lundi. Mina B., une jeune femme hébergée au printemps 2016 dans la famille de la policière, est également entendue. Les enquêteurs ont découvert qu'elle connaissait Larossi Abballa, le terroriste qui a tué les deux policiers à leur domicile.

Le support informatique a été retrouvé lors d'une perquisition dans un autre dossier.

Trois hommes ont été mis en examen à ce jour dans l'affaire du double assassinat de Magnanville, dont deux pour association de malfaiteurs terroriste criminelle, Charaf-Din Aberouz et Saad Rajraji.

Après avoir assassiné deux policiers à Magnanville le 13 juin 2016, Larossi Abballa avait, avant d'être tué, encore appelé à attaquer des policiers, relayant ainsi les consignes répétées de l'État islamique. Mais l'enquête a connu un rebondissement en décembre dernier, lorsque le petit frère d'Aberouz, Mohamed, 24 ans, a été mis en examen pour "complicité d'assassinats terroristes" après la découverte de son ADN sur les lieux du crime.