Vendredi, 19 Octobre, 2018

Trump étudie un retour mais le Japon n'y croit pas — TPP

Les ministres du Commerce de l'Australie du Brunei du Canada du Chili du Japon de la Malaisie du Mexique de la Nouvelle-Zélande du Pérou de Singapour et du Vietnam à la signature du traité à Santiago le 8 mars dernier "Une attaque en Syrie" pourrait avoir lieu "très bientôt, ou non!" (Trump)
Manon Joubert | 14 Avril, 2018, 11:31

Donald Trump l'a indiqué jeudi après avoir, à son arrivée à la Maison Blanche, balayé d'un revers de main le premier accord obtenu sous la présidence de Barack Obama.

Dans son tout premier décret président, le président américain avait retiré les États-Unis de cet accord négocié par son prédécesseur et 11 pays du pourtour pacifique.

Nouvelle volte-face du président américain.

Le texte désormais appelé Partenariat transpacifique global et progressiste (CPTPP) avait été paraphé par les ministres des Affaires étrangères ou les ministres du commerce de l'Australie, de Brunei, du Canada, du Chili, du Japon, de la Malaisie, du Mexique, de la Nouvelle-Zélande, du Pérou, de Singapour et du Vietnam. Or, le TPP avait été initialement élaboré avec l'idée d'en faire un contrepoids à l'influence grandissante de Pékin dans le commerce international.

Donné pour mort l'an passé après le retrait des États-Unis, l'accord avait été ranimé par les onze autres pays des deux rives du Pacifique. Il avait été signé en 2015 après de longues années de négociation par 12 pays représentant 40% de l'économie mondiale.

Au dernier Sommet de Davos en Suisse, le président américain avait commencé à tempérer sa prise de position.

Washington, qui accuse le géant asiatique de pratiques commerciales "déloyales", a imposé des taxes supplémentaires sur les importations chinoises notamment l'acier et l'aluminium.

"Nous aurons des décisions à prendre en temps voulu, quand nous le jugerons le plus utile et le plus efficace", a-t-il dit sur la chaîne de télévision TF1, semblant se donner du temps après avoir évoqué mardi une annonce "dans les prochains jours".

"L'anti-mondialisation de Trump a été rattrapée par la réalité: personne ne veut d'accords commerciaux bilatéraux avec les Etats-Unis et Trump n'a pas de plan B", a commenté Ashish Kumar du centre de réflexion Atlantic Council.