Jeudi, 20 Septembre, 2018

Tous les Carrefour liégeois font grève

Les grévistes prévoient des barrages filtrants aux deux entrées de l’hypermarché de Fougères Les grévistes prévoient des barrages filtrants aux deux entrées de l’hypermarché de Fougères
Napoleon Lievremont | 01 Avril, 2018, 05:08

Le maire a signé, ce matin, un arrêté interdisant le stationnement des caravanes sur tout le territoire de sa commune. S'il s'agit d'un débrayage symbolique, il est remarquable par le caractère inédit au sein du groupe.

En faisant grève, les salaries ne demandent pas des augmentations de salaires. Les décisions de la direction - confrontée à une perte nette en 2017 de 531 millions d'euros - ont généré des réactions d'incompréhension et de grande déception auprès des salariés. Les actionnaires vont toucher, eux, 356 millions d'euros de dividendes, font valoir les syndicats, qui anticipent aussi des négociations salariales au rabais. La direction de Carrefour propose de revoir la prime d'intéressement à la hausse et se veut rassurante pour les salariés concernés par les fermetures de magasins. En cause, selon L'Echo Républicain, les suppressions de postes évoquées, le passage de certains magasins en location-gérance mais aussi la chute de la prime de participation aux bénéfices.

Le mouvement sera très suivi selon les syndicats qui sont très confiants. Ces dernières semaines, plusieurs établissements (Vitrolles, Grand Littoral.) sont restés fermés plusieurs heures.

"C'est la première fois depuis plus de dix ans que toutes les organisations syndicales confondues appellent à la grève ce week-end", a déclaré vendredi Philippe Allard, délégué CGT Carrefour sur RTL.

Un coup dur pour la direction car la période de Pâques fait partie des plus importantes, après celle de Noël. "Ça va faire mal à l'enseigne mais c'est le seul moyen de se faire entendre", avoue Florence Falanga.

Chez les salariés, l'annonce récente d'une participation moyenne de 57 euros, contre 610 l'an dernier, vue comme une "aumône" ou un "pourboire", a aussi catalysé la colère. Ils entendent dénoncer ce plan d'économies de 2 milliards d'euros et de suppression de 2.400 emplois.