Mercredi, 15 Août, 2018

Syrie. Trump veut le retour des forces américaines " dès que possible "

Donald Trump se réjouit des frappes en Syrie et remercie les alliés français et britanniques Donald Trump se réjouit des frappes en Syrie et remercie les alliés français et britanniquesPlus
Manon Joubert | 18 Avril, 2018, 00:27

"Nous savons bien sûr que notre travail en Syrie n'est pas terminé", a relativisé Nikki Haley, alors que les frappes occidentales ne devraient pas changer les équilibres sur le terrain sur conflit en Syrie ni débloquer un processus de paix dans l'impasse. En effet, selon le très sérieux Wall Street Journal, le président américain se serait vu décrire trois scénarios possibles concernant le bombardement en Syrie.

Moins de 48 heures après les frappes américaines, françaises et britanniques en Syrie, où le président français a lancé sa première opération militaire d'envergure, Emmanuel Macron a déclaré que Paris ne faisait pas la guerre à Damas et qu'il voulait parler à tous les acteurs de la crise.

Il semblerait qu'il y ait eu un malentendu entre Paris et Washington.

Rod Salka, un boxeur américain qui avait décidé de jouer la provocation en combattant avec un short à la gloire du projet de mur entre les Etats-Unis et le Mexique, a été mis K.O. par son adversaire. mexicain. "La publication de ce communiqué intervient quelques heures après qu'Emmanuel Macron a affirmé que la France avait " convaincu " Donald Trump de maintenir les troupes américaines en Syrie".

Au cours de l'entretien télévisé diffusé sur BFMTV/RMC et Mediapart, il avait affirmé que la France avait "convaincu" M. Trump "qu'il fallait rester dans la durée" en Syrie.

Donald Trump a justifié dimanche l'emploi de l'expression " Mission accomplie " pour saluer les frappes contre le régime syrien, une formule connotée depuis l'annonce prématurée par son prédécesseur George W. Bush de la fin de la guerre en Irak. "Le président a dit clairement qu'il veut que les forces américaines rentrent dès que possible ", a indiqué Sarah Sanders, porte-parole de la Maison Blanche.

Officiellement, pour la Maison-Blanche, tout est "clair". "En outre, nous attendons de nos alliés et partenaires régionaux qu'ils prennent une responsabilité accrue, à la fois militairement et financièrement pour sécuriser la région". Il a ajouté que "c'est la communauté internationale qui est intervenue", pour expliquer cette opération commune des Etats-Unis, de la France et du Royaume-Uni, réalisée hors du cadre des Nations unies.