Dimanche, 23 Septembre, 2018

Séduction, Macron, Julie Gayet : François Hollande se défend

Les secrets autour du livre de François Hollande Les secrets autour du livre de François Hollande
Manon Joubert | 11 Avril, 2018, 04:20

Interrogé sur France 2 ce mardi 10 avril sur sa relation avec Emmanuel Macron, François Hollande confie avec franchise qu'il a d'abord été conquis par le personnage: "Si je n'avais pas été séduit je ne l'aurais pas choisi comme conseiller puis après comme ministre". "Celui-là les creuse", attaque l'ancien président, qui avait déjà eu l'occasion de critiquer à Angoulême au mois d'août les "sacrifices inutiles" demandés aux Français, et à Séoul en octobre la réforme de l'impôt sur la fortune. Jean-Pierre Mignard est son ami intime, mais cela ne l'empêche pas de poser un regard critique sur son action. "Les leçons du pouvoir ", l'ancien président français évoque son quinquennat, ses regrets, sa vie privée, sa vie publique, Valérie Trierweiler et évoque Emmanuel Macron, l'actuel président français, selon l'éditeur du livre. Pour François Hollande s'en est trop, le jeune prodige l'a trahi.

L'ancien président met aussi en garde son successeur de 40 ans contre un excès d'assurance, en particulier à l'international. Pour lui, une volonté clairement affirmée et beaucoup de séduction pourvoient à tout. En tout cas, c'est ce qu'il dit en titre de son livre.

En revanche, il se dit favorable à l'euthanasie, et à l'extension de la procréation médicale assistée (PMA) pour les couples de femmes. "La réforme de la PMA se fera", assure-t-il. Certains pensent que la gauche " professe une idéologie dépassée, que d'autres clivages dominent, que tout se réduit finalement à une lutte entre les tenants de l'ouverture et les partisans du repli. "Macron fait un pari qui n'est pas le bon", assène-t-il. "La négociation prend plus de temps, mais elle produit des résultats plus solides". Qu'a-t-il à perdre? Je comprends ce jour là qu'Emmanuel Macron ne s'inscrit pas dans l'histoire de la gauche, pas davantage dans celle de la social-démocratie, ni même dans une recomposition qui pourrait préfigurer une coalition progressiste.

François Hollande revendique également le bilan de son quinquennat, avec "une économie assainie et revigorée".