Jeudi, 18 Octobre, 2018

Reprise des affrontements à Notre-Dame-des-Landes

Edition numérique des abonnés 300 manifestants à Saint-Etienne contre l'expulsion de zadistes de Loire-Atlantique
Manon Joubert | 16 Avril, 2018, 01:37

Important dispositif policier déployé à Nantes à l'occasion d'une manifestattion en soutien à la ZAD de Notre-Dame-de-Landes, le 14 avril 2018 à Nantes.

Dimanche, la coordination des opposants s'était donné rendez-vous à l'ouest de la route qui traverse la ZAD, le long d'un chemin. Environ 2.000 personnes sont en marche ce dimanche après-midi vers la ZAD pour "reconstruire un lieu collectif".

Les gendarmes ont repoussé peu après 11h des manifestants "hostiles, voir très hostiles qui harcèlent les forces de l'ordre" et tentent de passer vers l'ouest en direction des squats détruits en début de semaine, selon la gendarmerie. Les gendarmes les ont repoussées avec des grenades lacrymogènes et de désencerclement, a constaté un journaliste de l'AFP. "En revanche, il n'y aura plus d'expulsion", avait assuré dans la matinée le général Richard Lizurey, directeur général de la gendarmerie.

Deux personnes ont été placées en garde à vue ce matin pour des jets de projectiles sur des gendarmes dans la ZAD, sous la responsabilité du parquet de Nantes, a-t-on appris en outre. Des dizaines de personnes venues soutenir les occupants de la ZAD...

De quoi resouder les différents courants du mouvement, modérés, anarchistes et écologistes, qui font désormais front commun contre les forces de l'ordre dépêchées sur place.

Emmanuel Macron voulait montrer qu'il était un président capable d'agir: c'est ce qu'il a fait à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), en ordonnant l'évacuation de la ZAD, occupée depuis maintenant 10 ans.

4 000 grenades tirées. pour quel résultat?

Sur le terrain, les gendarmes devraient rester trois semaines à un mois pour déblayer les parcelles, garantir la libre circulation sur la D281 et la D81 et prévenir toute réoccupation illégale.

La veille, outre des échauffourées sur la zone, des incidents ont éclaté à Nantes lors d'une manifestation de soutien aux "zadistes".

"D'autres manifestants, Evelyne, 69 ans, Simone, 65 ans et Claude 77 ans étaient en week-end à Guérande, mais ils ont poussé jusqu'à Nantes, " contre le bétonnage, l'agriculture intensive et pour la protection de la nature " et " en soutien de la liberté ".