Понедельник, 23 Апреля, 2018

Nouvelle soirée de violences dans un quartier de Toulouse

Barricades attaque du commissariat nuit d'émeute à la Reynerie à Toulouse Barricades, attaque du commissariat, nuit d'émeute à la Reynerie à Toulouse
Manon Joubert | 17 Апреля, 2018, 17:21

Dix-huit personnes ont été interpellées à la suite de ces heurts qui n'ont pas fait de blessés, selon La Dépêche du Midi. Entre dimanche et lundi, les échauffourées avaient concerné une centaine de jeunes et une dizaine de voitures avaient été brûlées. Des violences urbaines auxquelles les forces de l'ordre ont répondu en tirant pas moins de 300 grenades lacrymogènes. Autre cause évoquée: le contrôle d'une femme en niqab dimanche par la police à Bellefontaine, qui avait dégénéré. Un important dispositif de gendarmerie avait aussi été mis en place, dont un hélicoptère qui survolait la zone, pour éviter un nouvel épisode de violences, ce qui n'a visiblement pas empêché les émeutiers de frapper. "Ça faisait bien longtemps qu'on n'avait pas vu ça", a-t-il confié. Mais selon nos informations, 25 véhicules, voitures et camionnettes ont brûlé lundi soir à Toulouse. Ces violences pourraient également avoir été déclenchées par une rumeur selon laquelle des gardiens de la prison de Seysses, au sud de Toulouse, auraient été à l'origine du décès samedi d'un détenu, originaire du quartier, a précisé le DDSP adjoint.

En attentant, par crainte de nouveaux débordements, la préfecture de la Haute-Garonne a décidé d'interdire la vente et le transports de carburant au détail, a-t-on appris ce lundi soir dans un communiqué.

La Reynerie et Bellefontaine sont situés dans le quartier du Grand Mirail, qui compte plus de 40.000 habitants. Le quartier, visité par le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb le 9 mars dernier, a été retenu par le gouvernement pour l'expérimentation de la police de sécurité du quotidien.