Mardi, 24 Avril, 2018

Mohammed ben Salmane est arrivé en France — Arabie saoudite

AFP | Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane le 27 mars au siège des Nations unies à New York AFP | Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane le 27 mars au siège des Nations unies à New York
Napoleon Lievremont | 09 Avril, 2018, 08:06

Mais pas seulement: ainsi qu'il l'a expliqué au quotidien The Atlantic, le prince héritier saoudien Mohammed Ben Salmane se méfie du guide suprême iranien Ali Khamenei, envers lequel il est tout sauf tendre. Une phrase qui montre ce que seront les relations israélo-saoudiennes dans les décennies à venir. Cette rencontre devrait permettre de resserrer les liens d'une relation compliquée entre les deux pays.

L'État hébreu ambitionne de son côté, d'étendre cette alliance aux autres pays arabes. "Au-delà, nous n'avons aucun problème avec personne", a soutenu encore le prince Mohammed, en tournée aux Etats-Unis pour attirer des investissements et soutenir ses efforts pour contenir l'influence iranienne.

En novembre, un membre du gouvernement israélien a révélé qu'il y avait des contrats secrets avec l'Arabie saoudite. Peu de temps auparavant, le prince avait d'ailleurs été reçu à l'Elysée par François Hollande, lequel avait déjà fait un déplacement à Riyad début mai. Reste à savoir quelle sera la réaction des Palestiniens, qui rejettent désormais toute médiation américaine depuis que Donald Trump a annoncé le 6 décembre dernier la reconnaissance par les États-Unis d'al-Qods comme capitale de l'État hébreu?

Il d'emblée une normalisation des relations entre l'Arabie Saoudite et Israël.

L'entourage du président français a également indiqué ce jeudi que Riyad et Paris travaillent depuis plusieurs mois à un projet de valorisation du site archéologique de Madaïn Saleh dans le cadre du plan de diversification économique saoudien " Vision 2030", présenté il y a deux ans par MBS.

Un renforcement des relations Occident-Riyad sous l'impulsion de Donald Trump?

Le royaume wahhabite est-il donc en train de lâcher la Palestine?

Dans un registre totalement différent et plus apaisé, les deux pays devraient annoncer des coopérations dans le domaine culturel, un des principaux axes de cette visite.

A en croire le monde.fr, le prince héritier saoudien, Mohammed Ben Salmane, estime que les Israéliens ont le "droit" d'avoir leur propre Etat-nation, au moins en partie sur les terres sur lesquelles ils revendiquent une présence historique, tout comme les Palestiniens. "Nous partageons beaucoup d'intérêts avec Israël et, s'il y a la paix, il y aurait aussi beaucoup d'intérêts entre Israël et les pays du Conseil de coopération du Golfe", a ajouté le prince Mohamed. Autant de questions qui ne manqueront pas de jalonner les rencontres de ben Salmane dans l'Hexagone.