Dimanche, 22 Juillet, 2018

Lorraine : le trafic fortement perturbé ce dimanche sur le réseau SNCF

SNCF: Edouard Philippe poussé en première ligne Jean-Michel Helvig. Archives PP
Manon Joubert | 08 Avril, 2018, 01:32

"Le gouvernement renvoie au débat avec les parlementaires", a dit Eric Santinelli, du syndicat Sud Rail. "On est dans une situation où le mouvement social risque bien de se durcir", a estimé Roger Dillenseger de l'Unsa.

Faudra-t-il ajouter de nouvelles dates au calendrier des jours de grève de la SNCF qui courent actuellement jusqu'au jeudi 28 juin?

"C'est une véritable mascarade" avec "un gouvernement qui brode", qui "n'a pas de propositions et qui ne règle pas les problèmes", donc "la grève se poursuit", a déclaré Laurent Brun, secrétaire général de la CGT Cheminots, "extrêmement déçu et mécontent" car "les revendications des cheminots n'ont pas été entendues". Une pause laissant la place à deux jours de concertation entre les syndicats de cheminots et le gouvernement, notamment sur la question de la dette. "La grève se poursuit" dimanche et lundi, a-t-il lancé.

À l'issue de la réunion de concertation qui s'est tenue vendredi 6 avril, la discussion entre gouvernement et syndicat semble en effet toujours dans l'impasse.

Dans un communiqué de presse, la SNCF annonce que "les quatre organisations syndicales ont déposé un préavis de grève national à partir du samedi 7 avril 2018 à 19 h 00". "On est à mi-parcours du nombre de réunion que le ministère a planifié" mais il affirme n'avoir eu aucun document provenant des services du gouvernement détaillant le contenu de la réforme.

"L'Etat prendra sa part de responsabilités avant la fin du quinquennat sur cette dette dès lors que la SNCF aura contribué à la viabilité économique du système ferroviaire", a-t-on ajouté.

Edouard Philippe est "ouvert" à une reprise d'une partie de la lourde dette de la SNCF, mais avec des "contreparties" qui soient "extrêmement claires", a réaffirmé le Premier ministre jeudi matin sur France Inter. De son côté, Philippe Martinez, patron de la CGT, a dénoncé sur Franceinfo le chantage du Premier ministre.

Vendredi, une autre réunion au ministère se penchera sur les droits sociaux des cheminots.