Lundi, 23 Juillet, 2018

Le test de popularité pour Orban — Élections

«Viktor Orbán : un nouvel euroscepticisme habile et dangereux» L'Union européenne menacée de désunion ?
Manon Joubert | 09 Avril, 2018, 08:09

Viktor Orban largement favori.

Le Fidesz de M. Orban, qui brigue un troisième mandat d'affilée, recueillait 49,15 % des voix après le dépouillement de 64 % des bulletins, a précisé le NVI.

La gauche qui n'a pas réussi récemment à sceller une coalition pour les législatives, aborde ce scrutin en étant "morcelée", une situation qui perdure depuis sa défaite aux élections en 2010, en dépit des tentatives répétées du Parti socialiste hongrois, dirigé par l'ancien Premier ministre Ferenc Gyurcsany.

Quelque 7,9 millions de Hongrois sont appelés à prendre part à ce scrutin programmé de 6 h (4 h GMT) à 19 h (17 h GMT).

" En Hongrie, environ 2 000 personnes rémunérées travaillent pendant la campagne électorale pour renverser le gouvernement et installer un nouveau gouvernement pro-immigration acceptable par George Soros", a déclaré M. Orban. "Nous ne nous contentons pas d'élire les partis, le gouvernement et le Premier ministre, mais nous choisissons aussi l'avenir du pays".

Selon un pointage réalisé à 18h30, la participation affichait une hausse de huit points par rapport à la même heure en 2014, à 68,13 %, soit davantage que la participation finale il y a quatre ans (61,24 %).

La gauche et le parti d'extrême droite Jobbik, qui a modéré son discours, espèrent capitaliser sur la lassitude d'une partie des électeurs envers les diatribes de Viktor Orban, 54 ans, contre la "menace" migratoire et contre le milliardaire Georges Soros, obsessions de sa campagne.

Bien que la coalition au pouvoir en Hongrie formée par le Fidesz et le Parti populaire démocrate a exclu récemment la possibilité d'une alliance avec l'opposition après les élections législatives en raison de divergences de vues et d'idéologie, la nouvelle donne pourrait la contraindre à agir de manière inverse, d'autant plus que les résultats des législatives seront relativement serrés et imposeront à la coalition au pouvoir de rechercher des alliés pour former le prochain gouvernement et s'assurer une majorité absolue.

L'opposition a fait campagne en dénonçant le clientélisme, la déliquescence des services publics et un pouvoir d'achat insuffisant qui, malgré un taux de chômage au plus bas (3,8 %), conduit de nombreux Hongrois à s'expatrier, alors que le pays est membre de l'UE depuis 2004.