Jeudi, 18 Octobre, 2018

Le Parlement européen entérine la répartition des réductions d'émissions de CO2

Yves Bertoncini et Olivier Mousson Yves Bertoncini et Olivier Mousson
Manon Joubert | 18 Avril, 2018, 00:24

Le président de la République est venu à Strasbourg, mardi 17 avril, pour promouvoir les consultations citoyennes, qu'il lance ce soir à Epinal.

"Le président français Emmanuel Macron a proposé de "créer un programme européen" pour financer les collectivités locales accueillant des réfugiés, afin de dépasser "le débat empoisonné" sur les quotas de répartition au sein de l'UE". "De plus en plus souvent dans votre expression publique vous abandonnez la langue de Molière..."

Pronostiquant la victoire d'une "Europe des nations, des coopérations, des protections", l'eurodéputé FN a, en guise de conclusion, donné rendez-vous à Emmanuel Macron dans un an, lors des prochaines européennes. Cette prise de position ne va pas faciliter la tâche d'Emmanuel Macron, qui devra répondre aux remarques que pourront formuler les députés qui prendront la parole dans l'hémicycle. La France, a-t-il ajouté, est prête à augmenter sa contribution au budget de l'UE après le Brexit, si elle accepte de se réformer.

" Il faut entendre la colère des peuples d'Europe".

Le chef de l'État, présenté comme "le président des villes" par certains de ses opposants, doit rester jusqu'à jeudi matin dans les Vosges pour une visite consacrée à la ruralité, la revitalisation des villes moyennes et la filière bois. "Ce n'est pas de pédagogie dont ils ont besoin mais d'un projet nouveau, d'une exigence d'efficacité au quotidien", a encore plaidé le président français. " Vous avez un drôle de respect pour le peuple français de traiter comme cela la fonction qu'il vous a confiée", lui a répondu Emmanuel Macron. Mais, a-t-il ajouté, " n'oublions pas que l'Europe n'est pas seulement franco-allemande ". Pas question cette fois de faire aussi exhaustif, mais plutôt de se concentrer sur quelques priorités et en particulier, l'union bancaire, l'avenir de la zone euro et le dossier migratoire.
Emmanuel Macron souhaite que la zone euro soit dotée d'un budget propre et d'un ministre des Finances dédié. Il y a reçu un accueil mitigé, et même glacial dans le chef de notre compatriote Philippe Lamberts.

Le président français Emmanuel Macron a reconnu mardi que les frappes menées contre des sites d'armes chimiques en Syrie "ne règlent rien" mais que la France, les Etats-Unis et le Royaume-Uni "sont intervenus pour "l'honneur de la communauté internationale".

En creux, c'est la politique migratoire du chef de l'Etat que le député européen a voulu prendre pour cible, alors qu'est discuté en ce moment à l'Assemblée nationale, le projet de loi asile-immigration.