Jeudi, 21 Juin, 2018

Le Conseil de sécurité juge "inacceptable" le statu quo

Le PAM consacre les travaux de son conseil national à la question de l’intégrité territoriale Exclusif. Sahara. Conseil de sécurité. Voici la version révisée du projet de révolution
Manon Joubert | 28 Avril, 2018, 14:51

"Nous continuons de voir le plan d'autonomie marocain comme étant sérieux, crédible et réaliste, et représente une approche potentielle pour satisfaire les aspirations des populations du Sahara (...) à gérer leurs propres affaires dans la paix et la dignité", a souligné Amy Tachco, Coordinatrice politique à la mission des Etats-Unis auprès des Nations-Unies, devant les membres du Conseil de sécurité suite à l'adoption de la résolution 2414 prorogeant jusqu'au 31 octobre 2018 le mandat de la MINURSO.

Enfin, l'Algérie s'engage, en ce qui la concerne, à continuer à apporter son "plein appui" aux efforts du Secrétaire général et de son Envoyé personnel et sa "pleine contribution" à la réussite de leurs efforts, conclut la déclaration. Mais cette référence désignant directement le Maroc comme partie responsable de l'arrêt des négociations a été supprimée du projet final, marqué en partie par l'empreinte de la France.

L'Algérie "ne peut donc que se féliciter du soutien total du Conseil de Sécurité au Secrétaire Général et à son Envoyé Personnel en vue de relancer, avec une nouvelle dynamique et un nouvel esprit, les négociations en vue de parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui pourvoie à l'autodétermination du peuple du Sahara Occidental", a-t-il ajouté.

La rédaction de plusieurs paragraphes de ce texte a été revue mais sans changement radical par rapport à la version initiale. La partie sahraouie a de son côté réitéré à maintes reprises sa disponibilité à reprendre le processus onusien.

Parallèlement, le mandat de la MINURSO n'a été prolongé que de 6 mois au lieu d'un an. Ces pays ont jugé insensé d'orienter une partie du texte de la résolution sur El Guergarat, alors que le règlement de la crise dans cette zone tampon a été déjà pris en charge par une résolution précédente du Conseil de sécurité à laquelle le Maroc s'oppose.

Ancienne colonie espagnole, le territoire du Sahara occidental fait l'objet d'une dispute entre les indépendantistes du Front Polisario - soutenus par l'Algérie - et le Maroc, qui contrôle 80 % du territoire sahraoui depuis 1975. Le Polisario, qui luttait contre la domination espagnole, y a proclamé en 1976 une République arabe sahraouie démocratique (RASD) et combattu les troupes marocaines, jusqu'à un cessez-le-feu conclu en 1991 sous l'égide de l'ONU.