Mercredi, 14 Novembre, 2018

L'ALPS prête à riposter à toute atteinte aux territoires libérés — Sahara Occidental

Reportage - Bourita réagit aux provocations du polisario Le Maroc lève le ton et prévient d'un «casus belli»
Manon Joubert | 03 Avril, 2018, 03:40

L'ambassadeur a déclaré que les combattants avaient quitté les camps de Tindouf en Algérie dans des " véhicules militaires", et a prévenu que leurs actions " constituaient un casus belli (déclaration de la guerre) ". Un acte illégal qui risque de nuire aux efforts de paix, estime Omar Hilale.

"Cet acte illégal des autres parties menace gravement le processus politique onusien que le secrétaire général de l'ONU et son envoyé personnel oeuvrent inlassablement à relancer". "L'inaction de la Communauté internationale et sa passivité à l'égard de ces violations ont malheureusement été interprétées par les autres parties comme un encouragement à persister dans leurs défis", a regretté l'ambassadeur, représentant permanent du royaume du Maroc aux Nations Unies. Le président sahraoui et commandant suprême des forces armées sahraouies, Brahim Ghali, a présidé lundi une réunion d'urgence de l'état-major de l'Armée de libération populaire sahraouie au siège du ministère de la Défense, à Chahid El-Hafedh, durant laquelle il a exprimé la "disponibilité des forces armées sahraouies à riposter avec force à toute tentative de l'occupation marocaine visant à porter atteinte aux territoires libérés ou à changer le statut mis en place au lendemain du cessez-le-feu" signé entre les deux parties (Front Polisario et Maroc) au Sahara Occidental en 1991 sous le parrainage de l'ONU, a indiqué SPS. "Bizarrement, aucune réaction de la part de la MINURSO et l'ONU n'a été enregistrée", déplorent des sources diplomatiques à Rabat. Face aux provocations du polisario, ils ont lancé un appel unanime à "une mobilisation nationale globale sur tous les fronts".

" Si l'ONU n'est pas prêt à mettre fin à ces provocations, le Maroc assumera ses responsabilités et ne saura tolérer qu'un changement puisse intervenir dans cette zone", a-t-il affirmé.

Cette réunion, marquée par la présentation par les ministres de l'Intérieur et des Affaires étrangères et de la Coopération internationale des données sur les derniers développements dans la région, se tient à un moment critique où les adversaires de l'unité territoriale tentent d'imposer sur le terrain une nouvelle réalité, ce qui nécessite une action sur tous les fronts afin de faire face aux manœuvres des ennemis du Royaume.