Понедельник, 23 Апреля, 2018

La station spatiale chinoise se transformera en boule de feu céleste lundi

La station spatiale chinoise s'écrasera sur Terre plus tard que prévu Qui verra la boule de feu céleste ?
Charles Cochet | 03 Апреля, 2018, 03:56

Incontrôlé depuis 2016, l'engin est entré plus tôt que ce qu'a prévu le CMSEO.

La nouvelle a été annoncée par le bureau chinois chargé de la conception des vols spatiaux habités et confirmée par l'armée américaine, plus précisément par le Commandement de la composante spatiale de la Force interarmées (Joint Force Space Component command), une branche de l'US Strategic Command, qui a parmi ses responsabilités celle de conduire les opérations spatiales des États-Unis. Finalement, c'est bien dans le Pacifique que la station repose, accompagnée de centaines d'autres débris d'engin spatiaux. Mais Pékin a réfuté à plusieurs reprises que le Tiangong-1 soit devenu "incontrôlable".

Elle avait indiqué auparavant que Tiangong 1 devait apparaître au large des côtes brésiliennes dans l'Atlantique Sud près des villes de Sao Paolo et Rio de Janeiro. Le laboratoire était également considéré comme une étape préliminaire dans la construction d'une station spatiale. "Les médias étrangers montent en épingle la rentrée (dans l'atmosphère) du Tiangong-1 (.) parce que certains pays occidentaux essayent de couvrir de boue une industrie aérospatiale chinoise en pleine croissance", dénonçait encore lundi le quotidien de langue anglaise Global Times, au ton souvent nationaliste. Des milliards ont été investis pour montrer la toute puissance de la Chine au monde entier. Le CMSEO (agence spatiale chinoise) a confirmé que l'objet spatial s'était volatilisé au dessus de la partie centrale du Pacifique Sud. En 60 ans de vols spatiaux, il y a eu quelque 6.000 rentrées non contrôlées de gros objets fabriqués par l'homme, et un seul débris a touché une personne, sans la blesser, selon Stijn Lemmens, un expert de l'ESA. Il s'agit en fait du point le plus isolé du monde: il est situé à 2.688km de la terre la plus proche. "Au regard des zones habitées et non habitées, on peut raisonnablement penser que le risque est nul", explique Florent Deleflie astronome à l'observatoire de Paris.