Mercredi, 17 Octobre, 2018

La Nasa lance aujourd'hui TESS, son nouveau chasseur de planètes potentiellement habitables

Le TESS doit être propulsé dans l'espace lundi 16 avril à 18 H32 par une fusée Falcon 9 de Space X depuis Cape Canaveral en Floride. Ph. AFP Le TESS doit être propulsé dans l'espace lundi 16 avril à 18 H32 par une fusée Falcon 9 de Space X depuis Cape Canaveral en Floride. Ph. AFP
Charles Cochet | 17 Avril, 2018, 17:20

En prévision de la fin de service du télescope spatial Kepler en 2019, la Nasa devait lancer son nouveau chasseur de planètes potentiellement habitables. En effet, une fusée Falcon 9 de SpaceX va procéder ce lundi au lancement, à 22h32 heure de Paris, du nouveau télescope spatial de la NASA, baptisé TESS.

Le lancement est prévu à 18h32 en Floride, 00h32, ce mardi, en France. TESS " est en excellente santé et reste prêt pour le lancement", affirme la Nasa sur son site. L'engin, dont la conception a coûté 337 millions de dollars, aura pour mission de scanner plus de 200 000 des étoiles les plus brillantes. À l'instar de son prédécesseur Kepler, lancé en 2009, le satellite spatial analysera la lumière émise par les étoiles pour détecter d'éventuelles variations infimes du rayonnement, signe du passage d'une planète entre les capteurs de l'engin et l'astre qu'il observe. La mission Kepler a déjà permis de découvrir 2.300 nouvelles exoplanètes confirmées par d'autres télescopes. "On pourrait même trouver des planètes dans l'orbite d'étoiles qu'on peut voir à l'œil nu ", a dit ce dimanche à la presse Elisa Quintana, chercheuse sur le programme TESS". "L'une des nombreuses et incroyables choses que Kepler nous a apprises, c'est que les planètes sont partout et qu'il existe toutes sortes de planètes", a-t-elle ajouté. Cette méthode photométrique permet notamment de déduire la taille, la masse et l'orbite des planètes. "TESS va considérablement augmenter le nombre de planètes que nous allons devoir étudier", a renchéri M. Ricker.

Il y a 50 ans, il était de l'ordre du fantasme de penser qu'il existait des planètes habitables. "Les êtres humains se sont toujours demandé si nous étions seuls dans l'univers, et jusqu'il y a 25 ans les seules planètes que nous connaissions étaient les huit de notre système solaire ", a déclaré Paul Hertz à la veille du lancement de TESS".

"Mais depuis, nous avons trouvé des milliers de planètes en orbite autour d'autres étoiles et nous pensons que toutes les étoiles de notre galaxie doivent avoir leur propre famille de planètes", a-t-il dit. Le James Webb Space Telescope, qui doit succéder à Hubble et dont le lancement est prévu en 2020, pourra peut-êtredes signatures moléculaires des atmosphères des exoplanètes y compris la signature de la présence de vie.

Dans le futur, nous vivrons peut-être dans une des planètes d'étoiles que l'on peut observer le soir, sans télescope; et c'est l'une des scientifiques collaborant au projet qui le dit. "Avec l'espoir de pouvoir un jour, dans les prochaines décennies, identifier les conditions potentielles de l'existence de la vie en dehors de notre système solaire".