Mercredi, 14 Novembre, 2018

La fac parisienne évacuée, les images du site — Tolbiac

Une banderole de la \ Une banderole de la"Commune libre de Tolbiac en avril 2018
Manon Joubert | 21 Avril, 2018, 17:05

Entre 100 et 200 policiers ont participé aux opérations, qui ont commencé aux alentours de 5h00 du matin (03h00 GMT) dans le 13e arrondissement, a-t-on dit de source policière.

Toujours selon les autorités, certains occupants ont quitté les lieux en escaladant les grilles à l'arrivée de la police et les autres, regroupés dans les amphithéâtres, ont obtempéré sans résister aux injonctions des forces de l'ordre.

Les abords du site ont ensuite été bouclés par la police.

L'opération s'est déroulée "dans le calme, aucun incident", a résumé la PP. Dans un communiqué, la PP a par ailleurs relevé "des dégradations nombreuses" sur le site qui sont en cours de constatation "aux fins d'exploitation dans un cadre judiciaire".

Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a salué "la réussite de cette opération dans un contexte d'intervention délicat" tandis que Frédérique Vidal a jugé "très important que les choses puissent revenir à la normale".

Georges Haddad, président de l'université Paris-1 dont dépend Tolbiac, qui avait réclamé cette intervention de la police, a fait part de son " immense soulagement ".

"Les experts sont déjà mandatés pour réaliser un chiffrage précis des travaux nécessaires à la remise en état du site", a-t-il poursuivi, confirmant que le centre Pierre-Mendès-France, nom officiel du centre Tolbiac, serait "fermé jusqu'à nouvel ordre".

"À la manifestation hier, à Notre-Dame des Landes, c'est partout la même politique de violence" ajoute Arthur, militant NPA et étudiant à Paris I. Fortement mobilisé dans l'occupation de Tolbiac, le jeune homme dénonce "la voie ultra-répressive" choisie par le gouvernement pour "tenter d'éteindre le mouvement étudiant".

Dans un premier temps, la préfecture de police n'avait pas accédé à sa demande de recourir à la force publique. Le 15 avril, Emmanuel Macron avait mis en avant la "particularité topographique" du site de Tolbiac, une tour, pour justifier la prudence de la préfecture.

"C'est une tour et l'appréciation de ceux qui ont à faire respecter l'ordre, c'est que c'est presque plus dangereux (d'intervenir) que de ne pas intervenir", avait justifié le chef de l'Etat. Mais "la sécurité des occupants étaient en péril" selon l'universitaire, qui a insisté sur la découverte, à nouveau, d'une "dizaine de cocktails molotov sur le site" lors de l'intervention policière.