Jeudi, 18 Octobre, 2018

"Importante attaque" contre le camp de la Minusma, situation "sous contrôle" — Mali

Nord-Mali : Une base de l'ONU attaquée à la roquette Mali : une attaque “sans précédent” contre la force de l'ONU à Tambouctou
Manon Joubert | 16 Avril, 2018, 01:38

"Une quinzaine" d'assaillants ont été tués lors de l'attaque qui visait à "prendre le contrôle" du "Super Camp" de l'ONU et de la force française Barkhane samedi à Tombouctou, dans le nord du Mali, ont annoncé dimanche les autorités françaises.

L'attaque "sans précédent" qui a visé samedi les camps de la force onusienne Minusma et de la force française Barkhane à Tombouctou au Mali a fait un moins un mort ainsi qu'une vingtaine de blessés, selon une communication du ministère malien de la Sécurité et de la Protection civile.

"Des tirs indirects de roquettes ou de mortier ont été suivis par l'explosion successive de trois véhicules piégés".

L'un des véhicules, poursuit le communiqué, portait les couleurs des forces armées maliennes et l'autre le sigle "UN" des Nations unies. Le premier " a explosé ", tandis que le second " a pu être immobilisé ". "Des assaillants ont réussi à entrer, dont certains déguisés en Casques bleus pour semer la confusion", a-t-il ajouté, soulignant qu'"aucun tir fratricide n'a eu lieu". Une dizaine d'autres ont été blessés. Les combats ont duré quatre heures. Du côté de la force française, le ministère malien a indiqué que l'attaque avait également fait une " dizaine " de blessés. Bamako et la Minusma ont assuré que la situation est à nouveau "sous contrôle".

La Minusca est la mission de maintien de la paix de l'ONU la plus coûteuse en vies humaines. " C'est une attaque qu'on n'avait jamais connue ", a déclaré un responsable du gouvernorat de Tombouctou.

Depuis le début de son engagement, en juillet 2013, l'ONU a perdu plus de 160 Casques bleus.

Depuis 2015, ces attaques se sont étendues dans le centre et le sud du Mali et le phénomène déborde sur les pays voisins, en particulier le Burkina Faso et le Niger.

Depuis le 11 avril, quelque 1 500 militaires africains, américains et européens sont engagés dans des manœuvres dans l'ouest et le nord du Niger, pour s'entraîner face aux menaces terroristes.