Mercredi, 14 Novembre, 2018

Hezbollah: Accord pour évacuer les derniers rebelles de la Ghouta

Un combattant après l'évacuation de l'une des dernières poches rebelles de la Ghouta négociée avec la Russie alliée du régime de Damas Syrie : un accord pour évacuer des rebelles de Douma bientôt atteint, selon SANA
Manon Joubert | 02 Avril, 2018, 02:01

Accablés par un déluge de feu du régime qui a tué plus de 1600 civils en cinq semaines, les groupes présents dans cette région assiégée depuis cinq ans et hautement symbolique pour la rébellion acceptent les uns après les autres d'abandonner leurs positions.

" Un accord a été trouvé entre Jaich al-Islam et la Russie".

Alors qu'elle n'a pas encore donné plus de détails, les négociations entre l'Armée de l'Islam et le gouvernement sous les auspices de la Russie se poursuivent depuis quelques jours pour atteindre un accord similaire à d'autres atteints avec des groupes rebelles dans la Ghouta orientale.

Le groupe a notamment dénoncé ce qu'il considère comme le déplacement forcé des habitants de Douma, citant l'évacuation de masse des rebelles et des civils de la Ghouta orientale.

Un millier de combattants du groupe Faylaq al-Rahman avec leurs familles sont évacués de la ville syrienne de Douma, a annoncé à Sputnik une source au sein des organes de sécurité.

Samedi, le régime avait promis de poursuivre les combats pour reprendre l'ultime enclave insurgée de la Ghouta.

Le chef de la diplomatie russe a fait part de son optimisme de voir la vie revenir à la normale dans la banlieue dans "un avenir proche", assurant que la majorité des rebelles avait été évacuée. "La victoire dans la Ghouta est un clou dans le cercueil des terroristes", a déclaré à la télévision d'État un officier de l'armée syrienne déployé dans cette région qui fut une des premières à se mobiliser dans les manifestations réclamant des réformes au régime en 2011. Plus de 45.000 personnes, dont environ un quart de combattants, ont gagné ces dix derniers jours les territoires rebelles de la province d'Idleb (nord-ouest), évacuant la Ghouta que le pouvoir syrien contrôle désormais à 95% après une offensive meurtrière lancée le 18 février, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

"Nous ne sommes pas encore parvenus à un accord", a affirmé à l'AFP le porte-parole du groupe, Hamza Bayraqdar. "Quitter Douma serait la fin de leur raison d'être", souligne l'analyste Nicolas Heras, du Centre de réflexion enter for New American Security.

Samedi, les derniers groupes de radicaux et les membres de leurs familles ont quitté les localités de Jobar, de Zamalka, d'Aïn Tarma et d'Arbine, dans la Ghouta orientale. Les rebelles de ce secteur tiraient obus et roquettes meurtriers sur la capitale.