Mardi, 24 Avril, 2018

Frappe contre une base militaire en Syrie: le régime accuse Israël

Les Casques blancs ont fait état de plus de 500 cas en majorité des femmes et des enfants qui présentent les symptômes d’une exposition à un agent chimique Syrie : une base aérienne de l'armée frappée par des missiles
Manon Joubert | 10 Avril, 2018, 15:03

L'attaque ne se serait pas produite si les Etats-Unis n'apportaient pas un soutien illimité à Israël, a affirmé le ministère syrien, qui accuse Israël de soutenir les groupes terroristes en Syrie.

Une base militaire syrienne près de la ville d'Homs a été touchée par des missiles dimanche soir, quatorze soldats dont des iraniens auraient trouvé la mort, ont rapporté les médias locaux.

En Syrie, des missiles ont bombardé ce matin une base aérienne de l'armée dans le gouvernorat de Homs.

Selon le ministère, cinq des huit missiles téléguidés ont été détruits par la défense antiaérienne syrienne, tandis que les trois restants ont frappé "la partie occidentale de l'aérodrome". "C'est la première fois, en revanche, que la Russie pointe directement l'État hébreu du doigt, après de premières accusations syriennes erronées visant les États-Unis et la France". Lundi, l'armée israélienne a "décliné tout commentaire".

Le 10 février dernier, Israël ciblait cette même base militaire T-4.

"Ce n'est pas nous", avait de son côté déclaré le porte-parole de l'état-major des armées françaises, le colonel Patrik Steiger, à l'AFP.

Le bombardement a fait plusieurs morts et blessés, a indiqué l'agence, sans mentionner de bilan précis des victimes.

Paris et Washington, qui ont menacé le régime d'une "réponse forte" après l'attaque chimique supposée de Damas sur la Ghouta, ont rapidement démenti être à l'origine de ces frappes, alors que le doute planait.

La base accueille en effet des forces iraniennes, mais aussi russes, ainsi que des combattants du mouvement libanais du Hezbollah, autre allié de Bachar al-Assad, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Selon la présidence française, les deux dirigeants se sont entendus pour "coordonner leurs actions et leurs initiatives au sein du Conseil de sécurité des Nations-Unies", qui doit se réunir lundi après-midi à New York.