Jeudi, 18 Octobre, 2018

Au moins dix morts et 80 blessés — Manifestations au Nicaragua

Système D pour transporter des pierres pour bloquer une rue Système D pour transporter des pierres pour bloquer une rue Crédit
Manon Joubert | 24 Avril, 2018, 00:17

Le Centre nicaraguayen des droits de l'homme (Cenidh) a fait état de la mort de 24 personnes à l'AFP, qui a obtenu confirmation auprès des familles des victimes.

"Ici il n'y a pas d'autre issue que d'organiser des élections libres, transparentes (.) pour éviter un coût encore plus élevé pour la population", a commenté à l'AFP la présidente du mouvement d'opposition Front large pour la démocratie (FAD), Violeta Granera, dont la formation avait été exclue de l'élection présidentielle de 2016, où Ortega avait décroché son quatrième mandat.

Les troubles en cours ont commencé mercredi dans un grand nombre de villes du pays pour protester contre la réforme des retraites, qui abaissait aussi de 5% le montant des retraites afin de réduire le déficit de la Sécurité sociale (76 millions de dollars), sur recommandation du Fonds monétaire international.

Après le discours du président, des centaines de jeunes ont à nouveau violemment affronté les forces de l'ordre dans la capitale. Le dernier bilan officiel, vendredi, faisait état de dix morts. Les protestataires ont dressé des barricades dans les rues et lancé des pierres sur les policiers qui ont riposté à l'aide de gaz lacrymogènes.

Un caméraman nicaraguayen, Miguel Ángel Gahona, est mort samedi dans la ville de Bluefields, après avoir été touché par des balles alors qu'il tournait des images d'affrontements entre manifestants et policiers, ont indiqué des sources syndicales. Selon un communiqué officiel, un policier de 33 ans a été également été tué par un coup de feu dans le secteur de l'Université Polytechnique (UPOLI) à Managua. "Ou si une nouvelle réforme doit être faite". Il a toutefois affirmé que ces protestations étaient soutenues par des groupes politiques opposés à son gouvernement et financés par des organisation extrémistes des Etats-Unis, sans les identifier.

Les Etats-Unis ont condamné dimanche les violences.

"Le gouvernement est totalement d'accord pour reprendre le dialogue pour la paix, pour la stabilité, pour le travail afin que notre pays ne soit pas confronté à la terreur que nous vivons en ces moments", a déclaré M. Ortega à la télévision nationale, sans annoncer de date pour l'ouverture du dialogue.

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