Samedi, 20 Octobre, 2018

Attaque chimique en Syrie: Moscou met en garde Washington

Syrie: 27 civils tués dans les raids du régime contre l'ultime enclave rebelle Syrie: des divisions entre rebelles bloquent les évacuations dans la Ghouta
Manon Joubert | 09 Avril, 2018, 08:06

Maryam Radjavi, Présidente-élue du Conseil national de la Résistance iranienne, a fermement condamné l'attaque chimique criminelle contre Douma dans le Ghouta oriental et le massacre impitoyable d'enfants et de femmes syriens innocents.

Plus tôt dans la journée, la Russie avait affirmé que le gouvernement syrien n'avait pas employé d'armes chimiques dans le cadre de son opération militaire contre les rebelles islamistes à Douma, contrairement à ce que soupçonnent les Etats-Unis. Dans un communiqué commun avec l'ONG médicale SAMS (Syrian American Medical Society), ils ont en outre fait état de "plus de 500 cas, en majorité des femmes et des enfants", qui présentent "les symptômes d'une exposition à un agent chimique".

Le président des Etats-Unis aime à se présenter comme un dur-à-cuire, un " cogneur " sans états d'âme sur les grands dossiers de société comme sur la scène internationale.

Le pape François a dénoncé dimanche le recours aux armes chimiques en Syrie en déplorant les "dizaines de victimes" des bombardements récents.

Le régime d'Assad a été maintes fois accusé de lancer des attaques au gaz sur des régions rebelles, ce qu'il a toujours nié. Elle a trahi la Convention sur les armes chimiques et la résolution 2118 du Conseil de sécurité de l'ONU. L'aviation syrienne a bombardé, hier, pour le troisième jour consécutif, la dernière poche rebelle près de Damas.

Le 18 février, le régime a lancé pendant plusieurs semaines une offensive dévastatrice sur l'enclave rebelle dans la Ghouta orientale, qui a coûté la vie à plus de 1.600 civils selon l'OSDH. La Russie, avec son soutien infaillible pour ce régime doit à terme assumer la responsabilité de ces attaques brutales ciblant d'innombrables civils et suffoquant les communautés les plus vulnérables de Syrie avec des armes chimiques.

Invoquant une supposée attaque chimique en s'appuyant sur les dires d'organisations controversées, Donald Trump a menacé de prendre des mesures contre les autorités syriennes.

Trump affirme, dimanche, sur Twitter, que le "secteur d'atrocités est bouclé et encerclé par l'armée syrienne, le rendant complètement inaccessible au monde extérieur".

"Le but de ces spéculations (.) est de couvrir les terroristes et l'opposition radicale rejetant une résolution politique" du conflit "tout en essayant de justifier un possible coup de force de l'extérieur", ajoute ce communiqué, publié avant la réaction de Donald Trump selon qui Damas devra "payer le prix fort" pour cette "attaque chimique insensée". Ces négociations sont parrainées par la Russie, allié indéfectible du président Bachar el-Assad, engagé militairement à ses côtés dans la guerre qui ravage le pays. Au delà du cas syrien, c'est leur capacité à faire respecter les lignes rouges qu'ils imposent qui est ici en jeu.