Dimanche, 22 Juillet, 2018

Vague de froid : les Namurois solidaires

La Ville de Bruxelles envisage aussi l’arrestation des SDF qui refusent l’hébergement Archive – Le samusocial propose l’hébergement aux SDF. BELGA
Marie-Paule Arceneaux | 01 Mars, 2018, 11:51

Comme en France, la Belgique fait face à un coup de froid exceptionnel. Les appels à la vigilance se sont multipliés afin de les protéger.

Dans la ville d'Etterbeek, une commune de Belgique située dans l'agglomération de Bruxelles, le maire a eu une idée pour le moins radicale pour mettre tous les SDF à l'abri pendant la vague de grand froid: il a tout simplement décidé d'arrêter tous les sans-abri... pour les mettre de gré ou de force dans des hébergements d'urgence! Et ne rien faire reviendrait pour lui à se rendre coupable de " non-assistance à personne en danger ".

A Etterbeek, l'ordonnance de police sera en vigueur entre 20h et 7h, et ce jusqu'au 8 mars.

Mais pour Vincent de Wolf, sa mesure se justifie au nom du moindre mal et de l'urgence: car à Etterbeek, où les températures devraient chuter jusqu'à -10 °C au cours de la nuit du mardi au mercredi, les SDF " risquent de tomber en hypothermie et même de mourir de froid ". En cas de personne réfractaire à l'aide proposée, une arrestation administrative leur sera imposée pour qu'ils soient amenés à l'abri de nuit ou au poste de police. Après l'arrestation, "chaque sans-abri devra être conduit dans une salle chauffée de la commune". Un médecin sera consulté afin de déterminer si l'état de santé de la personne la mettrait en danger si elle retournait à l'extérieur. Le cas échéant, elle pourra être gardée à l'intérieur jusqu'à l'aube suivante. Vincent DE WOLF, Chef de groupe au Parlement bruxellois MR et Christophe THIELENS, Porte-parole du Samusocial devaient participer également mais ont été dans l'impossibilité de rejoindre nos studios. Si quelqu'un est dans un état d'ébriété avancée, ou si l'on constate qu'il n'est pas responsable de ses décisions, c'est vrai que l'on va pouvoir être plus insistant auprès de la personne pour qu'elle suive nos équipes parce qu'il y a une mise en danger immédiate. L'initiative a convaincu d'autres édiles, puisqu'une mesure similaire a été prise à Charleroi et à Verviers.