Mardi, 19 Juin, 2018

Un nouveau départ dans l'entourage de Donald Trump

Donald Trump prêt à déclencher une guerre commerciale ? Taxes sur l'acier : Trump envisage d'exempter le Canada et le Mexique
Manon Joubert | 09 Mars, 2018, 01:52

La Maison-Blanche a confirmé ce mercredi qu'elle annoncerait, dans les prochains jours, les détails des taxes qu'elle entend imposer.

Il s'agirait de cibler des produits américains spécifiques pour envoyer un message politique au président américain, par exemple en visant des sociétés dans les États qui lui sont le plus favorables. "Et c'est une situation commerciale très, très injuste", a-t-il ajouté.

Sans faire d'annonces concrètes, la commissaire européenne au Commerce Cecilia Malmström a détaillé les mesures préparée par Bruxelles le cas échéant, à commencer par une liste de produits américains qui pourraient être taxés afin de compenser en valeur le dommage causé à l'industrie européenne. Parmi eux, du matériel industriel en acier, et plusieurs biens comestibles, allant du jus d'orange au bourbon, en passant par le beurre de cacahuète et les airelles. D'autant qu'il est, selon le quotidien américain, annonciateur d'une reprise en main par Donald Trump de la politique économique en faveur de mesures protectionnistes.

En dépit de la faiblesse du dollar, la menace d'une guerre commerciale susceptible de peser sur la croissance mondiale pénalise aussi les cours des matières premières.

Donald Trump a affirmé que l'Union Européenne n'avait "pas bien traité les Etats-Unis" dans leurs relations commerciales. Les guerres commerciales sont "mauvaises et faciles à perdre", a indiqué mercredi le président du Conseil européen Donald Tusk en réponse à Donald Trump, qui expliquait au contraire qu'elles étaient "bonnes et faciles à gagner". " Nous ne pouvons pas supporter cette charge, et tous les autres pays vont se protéger de la même manière ", justifie une source diplomatique européenne.

Il semble avoir accepté depuis des concessions face aux campagnes menées parallèlement par des élus de son propre Parti républicain, des organisations patronales et les alliés des Etats-Unis à l'étranger. Son arrivée à la Maison Blanche avait d'ailleurs réveillé les craintes d'un "gouvernement Goldman" en raison de la présence au sein de l'administration Trump de nombreux membres de la prestigieuse banque. "Dans aucune circonstance nous ne serons soumis à ce genre de pression", a dit à Reuters le ministre de l'Economie, Ildefonso Guajardo.

" Ce que j'ai lu aujourd'hui, c'est que (les Américains) envisagent probablement des exemptions pour les pays de l'Alena (l'Accord de libre-échange nord-américain entre les Etats-Unis, le Mexique et le Canada, ndlr) (...) mais ils ont aussi mentionné le Royaume-Uni et peut-être d'autres pays", a-t-il souligné.

Pas une semaine ou presque sans une démission dans les couloirs de la Maison Blanche. "Il s'agit plus d'une tentative pour amener les partenaires commerciaux autour d'une table", a analysé Kim Forrest, une gestionnaire de portefeuille chez Fort Pitt Capital Group, à Pittsburgh.