Samedi, 20 Octobre, 2018

Toys"R"Us se prépare à liquider ses magasins aux Etats-Unis"

Le distributeur Toys R Us va vendre ou fermer tous ses magasins aux États-Unis Toys"R"Us se prépare à liquider ses magasins aux Etats-Unis
Napoleon Lievremont | 16 Mars, 2018, 00:54

Les créanciers ont décidé que la liquidation des actifs de Toys "R" Us, premier distributeur de jouets aux Etats-Unis et l'un des plus connus au monde, leur rapporterait davantage qu'un maintien sous perfusion de l'activité. La compagnie n'a pas annoncé vendre les 53 magasins français mais l'option est envisagée, d'après le communiqué de Toys " R " Us. La décision de mise en liquidation de ses 735 magasins américains menace une trentaine de milliers d'emplois, la moitié des effectifs mondiaux du groupe.

Mercredi, la compagnie américaine a confirmé à ses employés qu'elle envisageait la fermeture de chacun de ses quelque 740 magasins aux États-Unis, ce qui devrait signifier l'abolition d'environ 30 000 emplois. L'entreprise n'a pas voulu accorder d'entrevues aux médias.

En France, "l'activité se poursuit et nos magasins sont ouverts", a-t-il précisé, ce qui est également le cas pour les autres marchés où opère le distributeur américain, selon le communiqué de la société.

Toys'R'Us en très mauvaise passe aux États-Unis.

Le PDG David Brandon, qui a mis l'entreprise sous la protection de la loi sur les faillites en septembre 2017, en a informé, mercredi 14 mars, ses salariés au siège de l'entreprise à Wayne, dans le New Jersey.

Selon le vice-président du marketing de Toys "R" Us Canada, Clint Gaudry, les 82 magasins canadiens restent ouverts et l'entreprise honore toutes ses politiques de consommateurs et ses programmes comme son registre de cadeaux pour bébés, ses cartes-cadeaux et ses programmes de fidélisation.

Avec des consommateurs qui font de plus en plus leurs emplettes sur des plateformes en ligne telles qu'Amazon.com et des enfants qui privilégient des gadgets électroniques par rapport aux jouets, Toys "R" Us n'a plus réussi à honorer les échéances de sa dette de 6,6 milliards de dollars (soit 5,3 milliards d'euros), héritée de son rachat par endettement en 2005 par les fonds d'investissement KKR et Bain Capital et l'investisseur immobilier Vornado Realty Trust.