Mercredi, 19 Septembre, 2018

Macron en visite d'Etat aux Etats-Unis du 23 au 25 avril

Macron se rendra en avril à Washington pour une visite d'Etat, la première du mandat Trump Macron en visite officielle aux Etats-Unis du 23 au 25 avril prochains
Manon Joubert | 07 Mars, 2018, 08:19

Mari d'Ivanka Trump, fille du président américain, Jared Kushner, 37 ans, a joué un rôle central lors de la campagne électorale du magnat de l'immobilier, avant de devenir un influent conseiller à la Maison Blanche.

Le conseiller du président américain avait jusqu'ici accès aux informations classifiées les plus sensibles de la Maison-Blanche. Une décision qui pourrait rendre encore plus délicate sa principale mission: le processus de paix au Proche-Orient. Ce dernier a travaillé pendant des mois au plus près du président sans pour autant avoir obtenu de feu vert à l'issue des vérifications auxquelles doivent se soumettre tous ceux qui ont accès à la "West Wing", l'aile ouest de la Maison-Blanche, qui abrite les plus proches collaborateurs du président.

S'exprimant sous couvert d'anonymat, deux sources ont confirmé les informations du site d'informations Politico selon lesquelles Jared Kushner n'avait désormais plus accès aux informations "top secret".

Les services de John Kelly, secrétaire général de la Maison Blanche, ont renvoyé à un communiqué qu'il avait diffusé la semaine dernière et où il réaffirmait sa confiance au gendre du président, sans autres précisions.

"Comme je l'ai dit à Jared il y a quelques jours, j'ai pleinement confiance dans sa capacité à mener à bien ses tâches en matière de politique étrangère, notamment concernant nos efforts sur le processus de paix israélo-palestinien et la question de nos relations avec le Mexique", a-t-il écrit. Reste que cette décision intervient à quelques jours d'une visite du premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou prévue le 5 mars, et soulève ainsi la question de l'aptitude du gendre de Donald Trump à mener à bien les négociations extrêmement difficiles au Proche-Orient. Pour Aaron David Miller, ancien négociateur sur le dossier du Proche-Orient, le risque pour Kushner est désormais de perdre toute "crédibilité" auprès de ses divers interlocuteurs.

Elle a notamment esquivé les questions sur son travail et sur les contacts entre la Maison Blanche et la Russie après le scrutin présidentiel du 8 novembre 2016 et après l'investiture du 20 janvier 2017, selon le démocrate Mike Quigley, membre de la Commission du renseignement de la Chambre des représentants. "Il fait ce qui doit être fait", avait-il lancé.

Le gendre de Donald Trump n'avait pas reçu une habilitation de sécurité permanente à cause de ses nombreux liens financiers, dont l'examen prend du temps.