Jeudi, 16 Août, 2018

Les agents verbalisateurs n'étaient pas assermentés — Stationnement Paris

Stationnement les contrôles étaient fictifs Paris blâme Streeteo Sur les berges de la Seine à Paris le 4 septembre 2017LUDOVIC MARIN
Manon Joubert | 11 Mars, 2018, 01:14

Ces contraventions, qui "n'auraient pas été apposées par des contrôleurs assermentés, seront annulées", a-t-il ajouté sans en préciser le nombre.

Des milliers de contrôles de stationnement réalisés dans les rues de Paris par une société privée, étaient en fait "bidon ": la Ville, s'affirmant "trompée", se retrouve néanmoins taxée de légèreté, une pierre de plus dans le jardin d'Anne Hidalgo.

Mercredi soir, 7 mars, "dès que ces informations ont été portées à sa connaissance, la ville a rappelé son prestataire très fermement à l'ordre", indique Christophe Najdovski, adjoint EELV aux Transports de la maire PS de Paris. Une vidéo tourne sur les réseaux sociaux pour illustrer l'entourloupe. Selon RTL, des centaines d'amendes illégales ont été dressées par des agents non assermentés de la société Streeteo.

La mairie de Paris a indiqué, confirmant l'info parue dans l'hebdo satirique, dans un communiqué qu'elle avait constaté que des " relevés des contrôles effectués par l'entreprise Streeteo faisaient état d'un taux anormalement élevé de véhicules exemptés du paiement du stationnement ".

Dans le cadre de la réforme permise par la loi sur les métropoles (loi Maptam) qui municipalise à partir du 1er janvier 2018 la gestion du stationnement, l'exécutif parisien, au terme d'un vif débat entre les élus, avait décidé de confier au privé la gestion des parcmètres et des amendes.

Streeteo assure que des mesures ont été prises pour mettre fin à ces pratiques et qu'une enquête va être menée pour comprendre comment elles ont été rendues possibles.

Contacté par l'AFP, Indigo n'avait pas répondu en fin d'après-midi. En janvier, deux agents verbalisateurs avaient été contrôlés positifs au cannabis, et l'un conduisait sans permis. La ville de Paris s'est immédiatement inquiétée de cette situation auprès de l'entreprise. Elle veillera également à ce que les automobilistes n'aient à en subir aucune conséquences. "Pour eux, c'est la double peine ".