Mardi, 19 Juin, 2018

" "Le Mouvement 5 Etoiles fête son " triomphe " — Elections en Italie

Berlusconi présente son
Engagement avec les Italiens sur le plateau de la RAI le 14 février 2018. Au cours de l’émission Porta a Porta comme en 2001 Élections en Italie : qui est Luigi Di Maio, le leader du Mouvement des 5 étoiles ?
Manon Joubert | 07 Mars, 2018, 08:15

Le résultat du Mouvement 5 Etoiles (M5S) aux élections législatives en Italie est " un triomphe, une apothéose", a déclaré le député Alessandro Di Battista lors d'une brève prise de parole dans la nuit de dimanche à lundi. "Nous avons le droit et le devoir de gouverner dans les prochaines années", a-t-il ajouté.

"Il y a des régions entières où nous avons recueilli plus de 50%, des zones où nous avons obtenu 75% des voix", s'est-il réjoui.

Les urnes ont parlé: le Mouvement 5 étoiles est la première force politique et la Ligue du Nord (extrême droite) est la première force au sein de la coalition de la droite.

Mais à presque 70 ans, ce dernier s'est récemment mis en retrait d'un M5S devenu "mature", en lançant un nouveau blog et en retournant sur les planches où il avait mûri l'idée d'un mouvement basé sur la démocratie participative directe.

Militant derrière Beppe Grillo depuis 2007, adhérent au mouvement dès sa création en 2009, Luigi Di Maio en a rapidement gravi tous les échelons. Cette élection est marquée par une forte poussée des partis populistes et anti européens en Italie.

Au risque de froisser l'aile orthodoxe du mouvement, il a également assagi son discours sur la sortie de l'euro, qui n'est plus d'actualité, ou sur les alliances avec d'autres partis, qui ne sont plus totalement exclues alors même que le M5S s'est construit sur le rejet de la vieille classe politique. Il n'a pas mené à leur terme les études de droit entamées, et ses expériences professionnelles se limitent à avoir été brièvement administrateur d'un site web, assistant réalisateur et stadier. Une attaque qui ne tient pas selon le principal intéressé qui n'hésite pas à faire référence à Emmanuel Macron (40 ans) ou encore à Sebastian Kurz, le chancelier autrichien (31 ans).