Mardi, 14 Août, 2018

Le groupe djihadiste GSIM revendique les attaques de Ouagadougou — Burkina Faso

Le groupe djihadiste GSIM revendique les attaques de Ouagadougou — Burkina Faso Le groupe djihadiste GSIM revendique les attaques de Ouagadougou — Burkina Faso
Manon Joubert | 06 Mars, 2018, 01:41

Un groupe jihadiste qui avait prêté allégeance à Al-Qaïda et qui est basé au Mali a revendiqué samedi des attentats de Ouagadougou au Burkina Faso qui ont fait 16 morts, dont huit hommes armés, au siège de l'armée et à l'ambassade de France, a rapporté l'agence de presse mauritanienne Alakhbar. "Il n'y a pas de victime française", a précisé cette source à l'AFP.

Après des hôtels et des restaurants, les cibles visées lors de cette double attaque à Ouagadougou sont des symboles forts: l'ambassade de France et l'état-major des armées.

La double-attaque qui a ensanglanté la capitale du Burkina-Faso vendredi a été revendiquée par un groupe djihadiste.

Selon le ministre de la Sécurité du pays Clément Sawadogo, "le véhicule était bourré d'explosifs, la charge était énorme", occasionnant "d'énormes dégâts" à l'état-major. Deux personnes ont été interpellées près de l'état-major. Dans le même temps, le parquet de Paris a ouvert vendredi une enquête pour tentative d'assassinats terroriste au titre de sa compétence en cas d'attaque contre des ressortissants et des intérêts français.

Située dans la zone des représentations diplomatiques, l'ambassade de France est très bien protégée. Il est dirigé par le Touareg malien Iyad Ag Ghaly, chef d'Ansar Dine.

Une importante équipe d'une dizaine enquêteurs français spécialisés est venue prêter main forte aux autorités burkinabè. Le bilan humain s'élève à 28 morts selon des sources sécuritaires.

L'activité a repris normalement dimanche dans la capitale burkinabè, mais, signe de l'extrême tension qui persiste, deux incidents armés se sont produits, dont l'un a fait un mort. Ils tentent un passage en force au barrage du Groupement de sécurité et de protection républicain, la garde présidentielle, poste avancé situé à environ 500 mètres de l'entrée du palais présidentiel. Les Ouagalais qui avaient dû abandonner leurs deux-roues et leurs voitures dans la panique vendredi autour de l'état-major et de l'ambassade étaient autorisés à venir les rechercher à partir de ce matin, a indiqué le Parquet dans un communiqué, et les occupants des immeubles avoisinant l'état-major pouvaient aussi les réintégrer. L'homme sur la moto a été tué, dans des circonstances non précisées. Il lui a redit sa détermination d'être présent et actif aux côtés du Burkina dans ce moment, tout en réaffirmant l'engagement de la France aux côtés de ses partenaires du G5 Sahel dans la lutte contre les mouvements terroristes.

Le Burkina Faso est depuis 2015 la cible d'attaques djihadistes, qui ont déjà frappé sa capitale, sans jamais toutefois atteindre un tel niveau d'organisation.

Les populations se sont demandées comment leur pays restait vulnérable à de telles attaques. Il est le terroriste le plus dangereux de la sous région.

Huit assaillants ont en outre été tués pendant ces attaques.