Dimanche, 22 Juillet, 2018

Le gouvernement dévoile son service sanitaire " obligatoire "

Prévention: Un Le service sanitaire, qui concernera 40.000 étudiants en santé tous les ans, dévoilé ce lundi
Marie-Paule Arceneaux | 01 Mars, 2018, 11:16

La mesure sera mise en place dès la rentrée prochaine pour les futurs médecins, dentistes, sages-femmes, pharmaciens, kinésithérapeutes et infirmières, soit un total de 47000 étudiants.

Comme souhaité par Emmanuel Macron, le service sanitaire devrait prendre la forme d'un stage de trois mois durant les études, au cours duquel les étudiants se verront confier des actions de prévention et de promotion de la santé.

Avec ces rencontres avec les représentants des personnels et des institutions, la ministre des Solidarités et de la Santé entend nourrir une feuille de route sur l'accompagnement du vieillissement et la prévention de la perte d'autonomie, qui sera présentée " d'ici la fin du mois de mars", a-t-elle annoncé dans un communiqué. Pilier de la stratégie nationale de santé, la prévention vise à changer la donne pour lutter contre la morbidité évitable et des "coûts sociaux considérables ": 20,4 milliards d'euros pour l'obésité, 15 milliards pour l'alcool et 26,6 milliards pour le tabac.

Animer des ateliers pour apprendre aux enfants les bienfaits d'une bonne alimentation et de l'activité physique, prévenir les addictions (alcool, tabac, etc) chez les ados ou encore parler sexualité et contraception dans les universités. Le projet s'appuie sur les recommandations d'un rapport du professeur Loïc Vaillant. Voici cinq thèmes d'intervention "prioritaires", mais non "exclusifs", qui ont été retenus selon Agnès Buzyn. Les différentes expérimentations qui seront menées dans les université d'Angers, Clermont-Ferrand, Caen puis Dunkerque ont pour but de déployer dès la rentrée 2018 des formations dans plusieurs domaines comme la kinésithérapie, la médecine, l'odontologie ou encore la pharmacie.

Le service sanitaire représentera l'équivalent d'une période de trois mois de formation, continue ou discontinue et sera obligatoire pour l'obtention du diplôme.

Aucune rémunération n'est prévue pour ce nouveau module, mais "les frais de déplacement seront pris en charge par l'État ", promet le gouvernement, sans en préciser le coût.

"Contacté par l'AFP, le président de l'Anemf (étudiants en médecine), Yanis Merad, " salue un plan ambitieux " face au " manque cruel de formation à la prévention ". Attention toutefois à ne pas "bâcler " la réforme, une "opportunité pédagogique avant tout ", prévient-il.

L'initiative pourrait s'avérer bienvenue dans les écoles, en pleine crise de la médecine scolaire...