Jeudi, 16 Août, 2018

Le conseiller économique de Donald Trump démissionne — Etats-Unis

Gary Cohn aux côtés d'Ivanka et Donald Trump le 18 janvier 2018 Gary Cohn aux côtés d'Ivanka et Donald Trump le 18 janvier 2018 Crédit: Mandel NGAN AFP
Manon Joubert | 07 Mars, 2018, 08:22

Gary Cohn était toutefois le seul conseiller en matière de commerce de Donald Trump à être ouvertement opposé à ces taxes.

Trump a annoncé la semaine dernière que les Etats-Unis imposeraient dès cette semaine des droits de douane de 25% sur les importations d'acier et de 10% sur celles d'aluminium afin de défendre une industrie sidérurgique américaine "décimée par des décennies de commerce inéquitable". Il passait même pour avoir des sympathies plutôt démocrates ce qui ne l'avait pas empêché de rejoindre une administration républicaine.

Cette annonce du président américain est intervenue alors qu'un débat intense sur la question a divisé la Maison blanche, avec d'un côté Cohn et ses alliés, et de l'autre les partisans du protectionnisme, avec Navarro à leur tête.

" Ce fut un honneur de servir mon pays et de mettre en place des politiques pro-croissance favorables aux Américains, avec en particulier le vote d'une réforme fiscale historique", a indiqué, dans un communiqué laconique, celui qui dirigeait l'influent Conseil économique national (NEC).

Les divergences étaient apparues au grand jour avec l'affaire des manifestations violentes de suprémacistes blancs de Charlottesville, en Virginie, l'été dernier.

Le 'VIX' a repris son évolution en dents de scie avec un coup de chaud vers 19,6 (effet négatif 'Gary Cohn), avant de terminer peu changé à 18,34.

Selon les médias américains, il avait alors déjà mis à ce moment sa démission dans la balance.

Cohn a annoncé sa décision à Trump mardi, mais les deux hommes discutaient depuis plusieurs semaines du départ du conseiller économique, a assuré une source au sein de la Maison blanche. Tous, sauf un: Gary Cohn.

Avec son gabarit de rugbyman et un crâne dégarni, son rôle était avant tout d'assurer les marchés que la politique économique de Donald Trump resterait dans les clous du credo libéral, grâce à son passé chez Goldman Sachs, qu'il partageait avec Steve Bannon ainsi que le secrétaire au Trésor Steve Mnuchin. Mais leurs rangs sont maintenant clairsemés. "C'est à eux que la guerre commerciale portera préjudice, pas à nous", a-t-il soutenu.