Mercredi, 14 Novembre, 2018

L'ambassade de France et l'Institut français visés par des tirs — Ouagadougou

Burkina Faso: attaque contre l'ambassade de France et l'armée Côte d'Ivoire/ Inter/ Tirs à Ouagadougou, quatre assaillants neutralisés
Manon Joubert | 03 Mars, 2018, 05:43

Une attaque armée contre l'ambassade de France et l'état-major des armées a eu lieu vendredi matin dans la capitale burkinabè. "Deux assaillants ont été neutralisés" par la suite.

Au moins huit personnes et les huit attaquants ont été tués. L'ambassade de France a aussi été visée, a-t-elle confirmé.

Selon les informations du Figaro, quatre hommes armés auraient tenté de pénétrer dans les locaux de la chancellerie, sans y parvenir.

Un journaliste burkinabè présent sur place annonce sur son compte Twitter que des coups de feu ont été échangés dans les rues. Sur les photos diffusées sur les réseaux sociaux, on peut voir un épais panache de fumée qui s'élève des lieux. Il a frappé, vers 10 heures GMT, aux environs de la radiotélévision du Burkina Faso, de l'état-major des armées et de l'ambassade de France. Des sources au sein des services de santé de Ouagadougou font par ailleurs état d'au moins 85 blessés. Ce bilan est susceptible d'évoluer.

Selon des témoins, cinq hommes armés sont sortis d'une voiture et ont ouvert le feu à proximité de l'ambassade de France. Le gouvernement a donné un bilan provisoire de "neuf assaillants abattus et sept décès côté Forces de défense et de sécurité".

Selon le gouvernement burkinabè, des militaires français sont intervenus contre les assaillants en collaboration avec les forces de sécurité du pays. "Restez confinés là où vous êtes", indique un bref message, posté peu avant 11 hGMT sur la page Facebook de l'ambassade de France.

Directement prise pour cible dans cet attentat à travers le choix de son ambassade, la France ouvre une enquête pour tentative d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste et association de malfaiteurs terroriste criminelle. À l'entendre, il n'y a pas de répercussion sur le niveau d'alerte antiterroriste dans l'Hexagone et "les groupes qui agissent sur ce front ne sont jamais venus en France". Selon RTL, les investigations ont été confiées à la Direction générale des services intérieurs (DGSI) et aux policiers de la Sous-direction antiterroriste (Sdat). Pour l'heure, "la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) et le ministère des Affaires étrangères oeuvrent en première ligne". "Il n'y a pas de victime française", a précisé cette source à l'AFP. Certaines sources burkinabè soupçonnent une attaque d'hommes d'Ansarul Islam, un groupe terroriste burkinabè, avec l'appui du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans mené par Iyad Ag Ghali. Al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi) avait alors revendiqué l'attaque.

En août, des djihadistes avaient attaqué un restaurant du centre de Ouagadougou et avaient tué 18 personnes.