Jeudi, 15 Novembre, 2018

Israël : les déboires de la famille Netanyahou font l'actualité

Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu. Crédit AFP Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu. Crédit AFP
Manon Joubert | 27 Mars, 2018, 06:46

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu est à nouveau interrogé lundi par les policiers dans l'une des enquêtes pour corruption présumée menaçant son long règne.

Le gouvernement israélien a approuvé ce dimanche un plan pour construire un système de santé numérique national personnalisé dans le pays.

En effet, selon les médias, l'épouse de Netanyahu, Sara, un de ses fils, Yair doivent aussi être interrogés, à propos de leur relation avec Bezeq.

La police cherche à savoir si les Netanyahu ont cherché à s'assurer une couverture propice de la part du site d'information Walla en contrepartie de faveurs gouvernementales qui pourraient avoir rapporté des centaines de millions de dollars à Bezeq, selon la presse.

Huit personnes, dont Shlomo Filber, directeur général du ministère de la Communication, Nir Hefetz, assistant du Premier ministre, ainsi que Shaul Elovitch et Stella Handler, respectivement principal actionnaire et actuelle PDG de Bezeq, ont déjà été arrêtées.

Les enquêteurs de la police arrivent à l'entrée de la maison du Premier ministre à Jérusalem le 26 mars 2018.

Nir Hefetz, ancien porte-parole de M. Netanyahu lui-même puis de sa famille jusqu'en 2017, a signé avec les enquêteurs un accord lui conférant le statut dit de " témoin d'Etat ". Il s'agit de l'affaire "Bezeq", du nom du plus important groupe israélien de télécommunications.

Dans l'affaire 1.000, Benjamin Netanyahu et sa femme sont soupçonnés d'avoir reçu des cadeaux illicites pour un montant d'environ 230.000 euros de la part du producteur hollywoodien Arnon Milchan et de l'homme d'affaires australien James Packer en échange de certains avantages.

M. Netanyahu proclame son innocence sur tous les fronts, dénonce une " chasse aux sorcières " et affirme sa ferme intention de rester à son poste.

Ce n'est pas la première fois qu'un Premier ministre israélien est accusé et confondu dans des affaires de corruption.