Mercredi, 14 Novembre, 2018

Enquête après des violences à l'université de Montpellier

Vidéo: un commando armé de bâtons prend d'assaut la fac de droit Capture d'écran Facebook
Napoleon Lievremont | 25 Mars, 2018, 00:57

Près d'un millier d'étudiants se sont rassemblés, vendredi 23 mars, devant la fac de droit de Montpellier, dans l'Hérault, pour dénoncer l'agression de plusieurs d'entre eux, la veille, dans l'enceinte de l'établissement. Un étudiant défavorable à l'occupation votée en assemblée générale dans l'après-midi mais qui a assisté à la scène nous raconte: "Ils n'ont rien fait pour protéger les étudiants attaqués".

Le président de l'université de Montpellier, M. Augé, a quant à lui annoncé qu'il avait porté plainte contre X " afin que la lumière soit faite sur ces événements ".

Dans la soirée de jeudi, des étudiants qui occupaient un amphithéâtre pour protester contre la mise en place de la plateforme Parcoursup, ont été délogés par des individus cagoulés.

La mobilisation des étudiants contre le Plan étudiants et la sélection sociale est légitime, et ce n'est pas la violence milicienne qui fera reculer le combat pour notre droit à un avenir! De la même façon, ces mêmes sources assurent qu'après la violente évacuation, le doyen a fait fermer les grilles de la faculté, se réunissant avec les personnes ayant agressé les étudiants qui occupées l'amphithéâtre. Ils ont poussé tout le monde dehors, en les frappant. Ce dernier "a fait entrer une quinzaine d'hommes cagoulés et armés par les portes arrière des bâtiments", selon le NPA. Et d'ajouter: "J'ai vu le directeur d'une institution publique s'enfermer avec un groupuscule extra violent". J'ai vu une amie au sol, en sang, avec le portail qui se referme sur ses jambes. Le Doyen de la Fac de Droit était présent. Plusieurs blessés graves ont été transportés à l'hôpital le plus proche. Il est inadmissible qu'au débat démocratique se subtitue le recours à de véritables milices armées pour fracasser le crâne d'étudiants grévistes désarmés.

Alors que Frédérique Vidal, ministre de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation a zannoncé l'ouverture d'une enquète, il apparait clairement que ce commando, composé d'hommes n'étant visiblement plus étuidants depuis plusieurs dizaines d'années, a agit en concertation avec le doyen.

"Egalement interrogé par France 3, Philippe Pétel a affirmé qu'il n'avait fait " entrer personne " et évoque " une cinquantaine d'étudiants qui étaient là et qui ont voulu se défendre", avant d'ajouter que les étudiants en droit présents étaient " tous contre l'occupation ". Il avait demandé à deux reprises à la police d'intervenir, mais le préfet avait refusé.

Après les violences qui ont eu lieu cette nuit à la fac de droit de Montpellier, des centaines d'étudiants manifestent devant l'université.