Mardi, 19 Juin, 2018

Anne Hidalgo a signé un nouvel arrêté de piétonnisation — Voies sur berges

La justice administrative ? Hidalgo s'assoit dessus Paris : un arrêté pour maintenir la piétonnisation
Manon Joubert | 09 Mars, 2018, 01:58

Le 21 février dernier, la justice a annulé la fermeture à la circulation des voies sur berge sur la rive droite de Paris. "Il tient compte de ce qu'a dit le tribunal ".

Mme Hidalgo a par ailleurs annoncé qu'un sondage Ipsos réalisé à la demande de la mairie de Paris indiquait que 66% des Parisiens approuvaient sa politique de réduction de la voiture en ville et que 55% étaient favorables à la piétonnisation des berges.

"Dès cette semaine, avec le soutien de l'Etat qui accompagne cette démarche, je vais prendre un arrêté, mobilisant les pouvoirs de police du maire, pour maintenir la piétonnisation" de la rive droite au centre de Paris, avait affirmé la maire de la capitale dans Libération.

Protéger Paris. Mais, cette fois, Anne Hidalgo ne met plus en avant la lutte contre la pollution. De plus, le texte considère que la circulation " compromet également la valorisation du site à des fins esthétiques et touristiques ". Selon l'arrêté, la piétonnisation de ces 3,3 kilomètres de voies est "nécessaire à la mise en valeur du site, en permettant de déambuler le long de la Seine, sans interruption et en longeant les monuments les plus fréquentés de Paris avec une perspective visuelle inédite".

Anne Hidalgo entend donc contourner cette interdiction en prenant une nouvelle base réglementaire pour cette interdiction de circulation: celle de la défense du patrimoine et de l'intérêt touristique.

En outre, la maire de Paris a réagi à la solution "alternative" proposée par la présidente de la région Ile-de-France Valérie Pécresse.

Dans le même temps, elle s'est exprimée sur cette décision du tribunal administratif et sur l'appel, non suspensif, fait par la mairie: "Je crois qu'il n'y a pas vraiment une volonté des Parisiens qu'elles reviennent (ndlr: les voitures sur les voies sur berges), mais je suis respectueuse du droit".