Vendredi, 17 Août, 2018

Vapoter augmenterait le risque de cancer

Les cigarettes électroniques augmentent-elles le risque de cancer Les cigarettes électroniques augmentent-elles le risque de cancer ? Publié le 30/01/2018 à 11h08
Marie-Paule Arceneaux | 03 Février, 2018, 01:56

La cigarette électronique, souvent perçue comme une alternative au tabac, serait plus dangereuse qu'il n'y parait, selon les résultats préliminaires d'une étude effectuée sur des souris et des cellules humaines en laboratoire, publiée lundi dans les Comptes-rendus de l'Académie américaine des sciences (PNAS). En effet, des tests effectués sur des souris qui ont inhalé la vapeur de nicotine ont permis de détecter une détérioration des cellules des poumons, de la vessie et du cœur, contrairement à des souris, qui elles ont été placé dans un endroit où l'air est filtré. Les cellules humaines cultivées exposées à la nicotine et à la NNK montraient aussi plus de mutations et de transformations susceptibles de dégénérer en tumeur que les cellules témoins. Il reconnait néanmoins que de nouveaux travaux sont nécessaires avant de pouvoir affirmer que le vapotage augmente effectivement les risques de cancer. Les résultats ne seront pas connus avant des années, le développement d'un cancer étant un processus très lent, prévient-il dans The Guardian. Si toutes les instances de santé publique s'accordent à dire que le vapotage reste bien moins dangereux que le tabagisme, des doutes subsistent quant aux éventuels risques sanitaires encourus par les adeptes de la cigarette électronique. Outre le faible nombre de souris incluses dans l'étude, il faut souligner que celles-ci ont été exposées à des doses extrêmement importantes de vapeur de cigarette électronique sur une période relativement courte. Et cela pourrait augmenter le risque de transition vers l'usage de cigarettes conventionnelles.

"Les preuves accumulées jusqu'à présent montrent que les e-cigarettes sont beaucoup moins nocives que fumer [des cigarettes conventionnelles], a de son côté déclaré Jasmine Just, du Cancer Research UK [un centre de recherche et une association caritative de lutte contre le cancer], également interrogée par The Guardian". Les rongeurs ont été exposés aux fumées de nicotine et de certains de ces dérivés issus du vapotage, en particulier la nitrosamine, pendant douze semaines. Et ce malgré le fait qu'elles contiennent moins de substances cancérogènes.

On sait que les cigarettes électroniques permettent d'éviter les sous-produits cancérigènes du séchage et de la combustion de tabac, mais elle libère tout de même de la nicotine sous forme d'aérosol.