Lundi, 28 Mai, 2018

L'ANC n'a encore rien décidé pour Zuma — Afrique du Sud

Afrique du Sud: une nouvelle réunion de l'ANC prévue mercredi Afrique du Sud : Zuma appelé une fois encore à démissionner
Manon Joubert | 07 Février, 2018, 00:59

Empêtré dans une série de scandales qui ont terni l'image de marque du parti, Jacob Zuma est appelé à quitter le navire du parti historique du pays l'Anc.

Bien que M. Zuma reste le président du pays, il n'est plus le chef du parti au pouvoir après la conférence élective de décembre durant laquelle Cyril Ramaphosa a été élu président de l'ANC. Démission ou démis? Contrairement à la France, qui a fait de l'élection du président sa marque ultime, la démocratie sud-africaine, donc.

Mais Jacob Zuma compte encore des partisans. Il est notamment accusé de violences sexuelles, de corruption, de fraude mais aussi de trafic d'influence. Le président peut aussi être sommé par son propre parti de se retirer. Mais sera-il encore président?

En cas de départ, Jacob Zuma serait sans doute poursuivi par la justice puisqu'il ne bénéficierait plus de l'immunité présidentielle qui le protège.

Le président sud-africain doit prononcer un discours sur l'Etat de la nation, jeudi, mais la confusion risque de régner lorsque le président Zuma prendra la parole.

Toutefois, la Constitution autorise Jacob Zuma à rester au pouvoir jusqu'à la fin de son deuxième et dernier mandat. L'ANC devrait accentuer la pression sur Zuma aujourd'hui. Il veut continuer à garder son poste jusqu'aux élections de 2019.

Elle ajoute que "il (le président Zuma) doit partir pour avoir démontré qu'il n'est pas apte à gouverner".

La semaine dernière, une motion de censure contre Zuma a été présentée au Parlement par le parti des Combattants pour la liberté économique (EFF), une formation d'extrême gauche. Le 6 août 2016, aux municipales, la DA s'est emparée de grandes agglomérations comme Pretoria ou Port Elizabeth.