Mercredi, 19 Septembre, 2018

[Brève] Canal et Free attaquent TF1

Le patron de Canal+ accuse TF1 de Bataille TF1-Canal+-Orange; la chaîne de Gilles Pélisson condamnée à un accord
Napoleon Lievremont | 07 Février, 2018, 00:57

Mais les négociations n'ont pas abouti avec Orange, ni avec Iliad, maison-mère de Free, ou encore avec Canal+ à ce stade. Mais les deux groupes suivants sur la liste de TF1, Canal et Free, ont lancé les tirs de semonces.

La dernière mise à jour 1.3.13 pour le boîtier TV de la Freebox Révolution inclut une modification discrète, qui pourrait préparer la box au retrait potentiel des chaînes du groupe TF1.

Face au chantage de TF1 qui consiste à menacer de couper l'accès à myTF1 et demander l'arrêt de la diffusion des chaînes de son groupe sur les box des opérateurs qui n'auraient pas encore signé, moyennant finance, un accord en vue de la diffusion de ses contenus aux abonnés, une pétition contre le "racket des abonnements internet par le groupe TF1" a vu le jour sur internet. "Il n'est dans l'intérêt d'aucune des parties de les pénaliser en interrompant le signal", a-t-il relevé. La filiale de Bouygues dirigée par Gilles Pélisson a également réclamé à l'opérateur qu'il cesse l'exploitation des chaînes du groupe TF1 auprès de ses abonnés, notamment sur les box, menaçant ce dernier d'utiliser "tous les moyens juridiques à sa disposition" pour faire valoir ses droits.

"Les demandes de TF1 sont extravagantes!".

Le refus du diffuseur a également pu être motivé par la différence de prix que TF1 propose à chaque opérateur. Depuis jeudi, le service de replay a en outre été désactivé pour les abonnés Orange. Les discussions sont au point mort. Quant à Canal+, Maxime Saada, directeur général du groupe Canal+, n'a absolument pas l'intention de céder au "chantage de TF1 " et envisage de mettre un terme à la diffusion des chaînes de TF1, s'il y est contraint.

Le groupe de télévision a engagé un bras de fer avec les diffuseurs dès 2016 afin d'obtenir une rémunération pour la fourniture de ses chaînes en clair, qu'il fournissait jusque-là gratuitement. Avec un argument de poids: "une telle décision priverait en effet TF1 de 15 à 20% de l'audience de ses chaînes gratuites ".